Conakry : La base logistique de Rio Tinto pris d’assaut par des manifestants

Les travailleurs licenciés de Rio Tinto ont manifesté pour la deuxième fois depuis l’annonce du retrait du géant minier sur le mont Simandou. Ces travailleurs très amers contre la direction de la Société, étaient nombreux dans la rue ce lundi 27 septembre. Ils réclament la régularisation de leur situation.

« Nous faisons ce mouvement pour la stabilité des futurs emplois que bénéficieront les guinéens dans les jours à venir. Aussi la stabilité du pays, plus jamais qu’un citoyen ou employé ne soit victime d’une telle situation par nos propres frères », explique Mory Condé porte parole du mouvement.

Alors que leur cri de cœur est loin d’être pris en compte par la direction de la Société, ces travailleurs ne comptent pas baisser les bras. Ils dénoncent l’injustice et la discrimination tout en exigeant le payement d’un an de salaire.

« Tous les travailleurs licenciés doivent avoir les douze ( 12) mois de salaire en intégralité. C’est un droit non négociable, au lieu de parler des forfaitaires, nous voulons un an de salaire d’abord », plaide un autre travailleur licencié.

Du côté des autorités, c’est le silence radio. L’inspection générale du travail n’a pas pris pour l’instant, la situation des ces travailleurs au sérieux.

En juillet dernier, seize ans après son installation en Guinée, Rio Tinto a annoncé son retrait du mont simandou. Une situation qui a poussé la Société à débaucher quelques 844 travailleurs.

 En marge du sommet des Nations unies, le président guinéen Alpha Condé annonce que des discussions autour du projet Simandou sont en cours entre l’entreprise chinoise Chinalco, deuxième actionnaire du projet derrière Rio Tinto,  et le gouvernement guinéen.

Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

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