Conakry inhumé dans les ordures !

Les premières pluies qui se sont abattues ces dernières heures dans la capitale guinéenne ont remis en surface les grands défis auquel les acteurs impliqués dans la gestion des ordures.

Le gouvernorat de la ville de Conakry s’est vu retirer la gestion des ordures. Avant de lui accorder au Département de tutelle. Actuellement on apprend qu’une structure est née et confiée à un militant du parti au pouvoir. Le Génie militaire halète. Aucune PME ne fonctionne. Les appels d’offres ont fait long feu. Actuellement, la capitale exhume toutes les odeurs pestilentielles. Sur l’autoroute un bouchon monstrueux s’était formé de Matoto à Yimbaya en passant par Gbessia. Partout, le bitume est envahi de détritus. Des caniveaux vidés de leurs contenus. On y voit toutes sortes d’ordures.

Ces ordures interviennent au moment même où la capitale s’apprête à accueillir et à fêter le livre. Mais, comme d’habitude, on va débloquer des fonds pour embellir, peindre, fleurir, comme si Conakry a toujours été attrayant.

Boureima Condé patine dans la solution : trouver une structure sérieuse de gestion d’ordures, notamment pour la ville de Conakry. Depuis le début des grandes pluies de l’année dernière, une mission est confiée à ce ministre qui s’occupe de la Décentralisation. Boureima Condé s’est vite planté.

Récemment, il a fait part des travaux de la commission interministérielle qui ont porté sur : capacité logistique, financière et expérience spécifique. Mais, la solution n’est toujours pas trouvée, car, le gouvernement a besoin d’une entreprise digne du nom afin de débarrasser Conakry des tas d’immondices qui jonchent les chaussées. Pourtant, c’est ce même ministre qui  a relevé les résultats non satisfaisants obtenus en matière d’assainissement au cours de la dernière décennie et rappelé la mise en œuvre en 2014 d’un programme intérimaire d’assainissement et de la réforme du sous-secteur de la gestion des déchets solides. Pourtant, l’ancrage institutionnel actuel de la gestion des déchets solides est conforme au Code des collectivités.

Il reste que la vétusté du matériel de transport des déchets et souhaité l’acquisition de six camions lève conteneurs. Il a aussi évoqué l’état de la décharge de la minière qui, avec des travaux de réhabilitation, pourrait continuer à recevoir des ordures jusqu’en 2020 en attendant l’aménagement du nouveau site identifié à Khorira dans Dubréka. Un projet mort-né nous apprend-on.

Dans certains quartiers de Conakry, on a aperçu des femmes habillées en bleu curer des caniveaux, sur financement de l’Union européenne. Seulement, les mêmes ordures reviennent dans les mêmes caniveaux, faute d’évacuation.

Jeanne Fofana, Kababachir.com

 

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