Conakry : manque de poissons dans les marchés de la capitale‏

Alors que la viande est devenue un aliment de luxe pour une bonne partie des Guinéens, les poissons — consommés par la plupart des habitants de Conakry — sont de plus en plus rares dans les marchés de la capitale. En cette saison d’hivernage, les ports de pêches ne grouillent pas de monde comme à l’accoutumée. Selon plusieurs vendeuses de poissons, leurs chiffres d’affaires ont connu une baisse considérable ces dernières semaines, due à la rareté de produits aquatiques. Et la petite quantité disponible est vendue à prix d’or.

Ainsi, un kilogramme de poissons qui se vendait entre 10 000 et 15 000 francs guinéens en temps normal se négocie actuellement à 30 000 francs. D’après un pêcheur, cette rareté s’explique par les grandes pluies qui s’abattent et les vents violents qui soufflent dans la mer. Selon lui, depuis un moment, la pêche se fait uniquement par pirogue. Dans des telles conditions, les piroguiers évitent de se rendre en haute mer où vivent les poissons de bonne qualité pour des raisons de sécurité car le risque de chavirement y est très élevé.

Dans un contexte économique marqué par la baisse du pouvoir d’achat des Guinéens, cette situation n’est pas sans conséquence sur le panier de la ménagère. Une vendeuse de poissons assure qu’elle travaille plus aujourd’hui pour moins de rentabilité. En attendant la fin de la saison des pluies, elle est obligée de renoncer à certaines dépenses, dit-elle.

Thierno Diallo, Kababachir.com

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