Conakry : le nouveau gouverneur veut taxer les mariages célébrés sur les places publiques

Le nouveau gouverneur de la ville de Conakry, Mathurin Bangoura veut éradiquer l’organisation anarchique de cérémonies de mariages sur la voie publique. Le premier responsable de la capitale guinéenne l’a annoncé au cours de sa rencontre de prise de contact avec les chefs de quartiers et les présidents des délégations spéciales, relevant de sa juridiction.

Pour mettre fin à l’anarchie qui règne dans l’organisation des cérémonies de mariages sur les places publiques, Mathurin Bangoura croit détenir la solution. Il entend tout simplement faire payer les organisateurs. Ainsi, pour chaque mariage célébré, la personne qui l’organise devra s’acquitter de la somme de 200 000 francs guinéens, au minimum, auprès des autorités de son quartier.

«À partir d’aujourd’hui, tout mariage qui doit se tenir, si c’est sur une place publique, l’autorisation doit être donnée par le chef de quartier, moyennant le paiement d’un certain montant. On dit à tout le monde [de payer] 200 000 francs», a-t-il révélé.

Cependant, la facture peut être plus salée lorsque les mariés décident de prolonger la fête. Alors, pour « les gens qui font la veillée du mariage ou le sabar, c’est 100 000 francs» supplémentaires.

Enfin, le patron de la ville met en garde ceux qui ne se plieront pas à cette décision. «Si l’autorisation n’est pas donnée, informez le gouvernorat. On va les empêcher de s’installer», a-t-il promis.

Thierno Diallo, Kababachir.com

  1. Kadiatou dit

    Monsieur le gouverneur de conakry , au lieu d’encourager les fêtards au detriment de la quiétude de paisibles citoyens en faisant payer des taxes aux organisateurs de mariages et autres organisateurs de sabar et compagnies ,pour l’utilisation de la place publique .
    Pourquoi ne pas envisager de construire des salles de fête, au moins une par quartier, laissé la gérance à la mairie, et (non aux quartiers )qui pourra louer ces salles à des prix raisonnables , pour faire rentré de l’argent dans là caisse de la mairie.
    Sinon encourager le secteur privé à construire et gérer ces salles de fêtes, en passant des partenariats avec les intéressés, pour que les prix restent abordables, et en communiquant à la population les avantages à utiliser ces lieux.

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