Conakry : rien ne va plus entre les conducteurs de moto-taxis et les autorités

Les taxi-motos sont interdits désormais de rouler dans la ville de Conakry par un arrêté du ministre des Transports datant de… mars 2010. Cette décision vient d’être renouvelée par les autorités. «Les moto-taxis qui évoluent à Conakry doivent quitter [la ville] pour les préfectures», ordonne le directeur central de la sécurité routière, Hamidou Babacar Sarr, avant de promettre de commencer la chasse aux moto-taximen par le centre-ville, Kaloum, et évoluer progressivement vers les autres communes de la banlieue.

Cette décision commence à faire des mécontents dans les rangs des conducteurs de moto-taxis qui manifestent un peu partout ce mardi à travers la ville. «Les taxi-motos arrangent beaucoup de jeunes qui, sans cette activité, n’ont pas un autre travail à faire. Je préfère être conducteur de taxi-moto que de me livrer au vagabondage. Si on nous dit d’arrêter d’exercer notre activité, ça va mal se passer», promet un jeune qui s’est confié à Kabanews.

Pour justifier cette disposition, le commissaire Sarr parle de la flambée des accidents de la circulation impliquant les moto-taxis qui causent des traumatismes chez les victimes. «Il y a trop de familles endeuillées à cause de ces motos», regrette-t-il. Sachant que cette activité permet à des milliers de jeunes de trouver leur gagne-pain quotidien, dans un contexte où le chômage bat son plein au sein de la jeunesse, il est peu probable que ces arguments suffisent à convaincre les concernés d’abandonner leur boulot. D’ailleurs, certains jeunes proposent une réglementation du domaine à la place de l’interdiction.

Thierno Diallo, Kababachir.com

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