Condamnation de Kalla Conté: « Le droit n’a pas été dit » (avocat)


Le verdict est tombé dans le contentieux qui oppose le journaliste Almamy Kalla Conté, Directeur de publication du site Guineelive.com et le ministre Secrétaire général à la présidence de la République, Kiridi Bangoura.

Après délibération, le  tribunal de Mafanco retient le journaliste Almamy Kalla Conté dans les liens de la culpabilité des faits de diffamation. Pour ce fait, « il le condamne à 4 millions de francs guinéens d’amende.  Pour l’action civile, reçoit la constitution de partie civile de Kiridi Bangoura et condamne le prévenu au payement d’un franc symbolique à titre de dommages et intérêts. Ordonne la publication de la décision dans 5 journaux de large diffusion à ses frais ».

Une décision jugée trop sévère par les avocats de la défense, qui parlent d’une « journée noire pour la presse et la démocratie en Guinée » et qui comptent interjeter l’appel.

« Je vais vous dire toute de suite que nous relevons formellement appel au nom et sur instruction de notre client, Almamy Kalla Conté. Et diverses raisons seront amenées au niveau de la cour d’appel de Conakry dont entre autres le non-respect de droit à la défense. Et également toutes ces amalgames sémantiques, qui entourent la cause, à savoir la confusion entre un compte- rendu et un article d’investigation. Nous pouvons dire aujourd’hui, que nous venons d’assister à une journée noire pour la presse guinéenne et une journée noire pour le processus démocratique en Guinée », regrette Me Thierno Souleymane Barry.

De son côté, la partie civile salue cette décision de justice : « Cette décision est salutaire. Et je crois, que c’est la démocratie, qui gagne. Parce que, si on ne peut pas permettre au journaliste de dire tout, ce qui lui vient sur la tête, je crois que c’est la démocratie, qui gagne », s’est réjoui  Me Ousmane Simankan, avocat de la partie civile.

Cette condamnation de notre confrère intervient au moment où Lansana Camara, du site Conakrylive.info, est en détention à la Maison centrale de Conakry, suite à une plainte du ministre des Affaires Etrangères.

« Une violation flagrante des lois sur la liberté de presse », déplorent les associations de presse qui exigent la libération immédiate et sans condition du Correspondant de Chine-Nouvelle.

Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

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