Condamnation de Paul Moussa Diawara : le RPG s’abstient de tout commentaire !


Poursuivis pour détournement des fonds publics, l’ancien Directeur Général de l’OGP, et son DAAF, ont été condamnés à une lourde peine de prison.

Paul  Moussa Diawara et Inza Bayo, tous les deux reconnus coupables des détournements de près de 40 milliards de francs guinéens, ont été condamnés lundi par le tribunal de première instance de Kaloum ; 5 ans de prison ferme, 50 millions d’amende,  au remboursement de la somme 39 milliards 679 millions 27 mille 698 francs guinéens, au titre du principal et au payement de la somme de 9 milliards 479 millions 956 mille 423 francs guinéens, au titre de dommages et intérêts.

Leader du MDP (Mouvement des Patriotes Guinéens), Paul Moussa Diawara, est un allié du RPG-Arc-en-ciel, parti au pouvoir qui a fini par le lâcher.

En réaction à cette condamnation, le parti présidentiel se réserve de tout commentaire de cette décision de justice. C’est du moins ce que laisse entendre Souleymane Keita, qui s’exprimait chez confrères de Guineematin.

« Nous sommes légalistes, on se réserve le droit de commenter une décision de justice. Pour nous, le processus continue, et il appartiendra bien entendu aux juges de trancher cette affaire. », a-t-il estimé le responsable de la cellule de communication du RPG-ARC-EN-CIEL.

Et pour cause, ajoute Souleymane Keita, « Nous ne commentons pas parce que nous pensons que la procédure s’est passée comme cela se devait. Bien entendu, nous allons user, si les lois nous permettent, de tous les recours pour que monsieur Paul Moussa puisse bénéficier des largesses que prévoit la loi dans ce cas de figure. De toutes les façons, c’est un responsable du parti. Peut-être qu’on peut s’en réjouir à cause du fait que c’est une avancée significative ».

Alors que la défense compte interjeter l’appel, Paul Moussa Diawara et Inza Bayon, ont passé leur deuxième nuit en prison, alors que le parti présidentiel l’a lâché.

Cela devrait servir de leçon à ceux qui se lancent aveuglement dans la politique.

Alfred Bangoura, www.kababachir.com

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