Condamnation des militants de l’opposition : les avocats de l’UFDG dénoncent ‘’un procès expéditif’’

En conférence de presse jeudi à la Maison Commune des journalistes à Coléah, les avocats de l’UFDG sont montés au créneau pour dénoncer l’immixtion du ministre de la justice, Me Cheick Sako, dans la procédure judiciaire des militants de l’UFDG, la principale formation politique de l’opposition guinéenne.

« Nous voulons attirer votre attention sur les graves interférences de l’exécutif dans les affaires judiciaires. L’exécutif est ici représenté par le ministre de la Justice qui usurpe même les prérogatives dévolues à monsieur le procureur généralLes sorties du ministre de la Justice entravent l’activité des magistrats et leur indépendance. C’est le lieu de relever. Si l’indépendance de la magistrature est consacrée par les textes, elle ne l’est pas en pratique, regrette l’avocat.», dénonce Me Paul Yomba Kourouma, membre du Collectif des avocats de l’UFDG.

Après avoir regretté la condamnation des militants de l’UFDG, arrêtés lors de la campagne électorale à la suite d’un affrontement avec les partisans du RPG à Koundara, le Collectif des avocats de l’UFDG parlent d’un « procès expéditif en violation permanente de la loi, des règles et des procédures. ».

Par ailleurs, les avocats de l’UFDG estiment que tout a été dit dans ce procès sauf le droit. C’est à ce titre qu’ils (avocats) dénoncent une justice sous ordre.

« La Guinée peine encore à rendre sa justice forte et efficace par le respect de la loi. Chose qui fait que toutes les décisions judiciaires sont orientées contres les personnes qui ne sont pas avec le pouvoir, particulièrement les militants de l’UFDG »,  a fait remarquer Me Aboubacar Sylla, membre du collectif des avocats de l’UFDG.

Parlant des agents de protection de l’UFDG, arrêtés suite à l’assassinat du journaliste El hadj Mohamed Koula Diallo, les avocats de l’UFDG dénoncent le refus des autorités judiciaires d’accéder à la demande de liberté provisoire de leurs clients, arrêtés depuis septembre 2015 à Koundara et détenus injustement dans une prison à Boké.

Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

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