Condé et les entreprises nationales : un deal préjudiciable !

Sonfonia-Kagbelin est une parfaite illustration de l’amateurisme avec lequel les marchés publics sont octroyés par Alpha Condé à des proches. Plus de quatre ans, ce tronçon est là exposant aux riverains aux poussières et à la boue, c’est selon les saisons.

Le président guinéen voue pourtant une réelle amitié – contre des dessous de tables- avec les entreprises locales notamment Guiter SA, appartenant à un beau-frère du président et GUICO-Pres appartenant à un protégé qui s’est bien mouillé dans les deux campagnes présidentielles. Déjà, il les porte dans son cœur et dans ses bagages pour d’autres cieux. Pour Alpha Condé, « Ce sont des gens qui ont des capacités financière et technique et sont leaders dans leurs domaines. On doit travailler à leur trouver des partenariats indépendamment des patronats.»

C’est une garantie faite par Alpha Condé, à ces entrepreneurs qui ont pour l’essentiel maille à partir avec les fiscs et autres taxes dues. Ils sont pour l’essentiel dans les marchés de gré à gré, le jeu favori d’Alpha, depuis son arrivée à la tête de l’Etat, avec une centaine de marchés donnés à des proches, amis, (beaux) parents et autres. C’est cette horde de pilleurs des fonds publics qui constituent le rempart de la gouvernance Condé. Certains ont financé la campagne, d’autres, facilité des deals, un troisième groupe se fertilise dans les arcanes de la Présidence. Une nébuleuse en somme qui en dit long sur la réelle volonté de Condé de piller les ressources publiques. Pour y parvenir, une équipe d’une trentaine de personnalités mobilisées.

« Certains d’entre eux continuent de réclamer à l’État des milliers de factures impayées dont la fourniture de service reste toujours un total mystère Ces groupes nocifs, fondés sur du néant, ont toujours été les principaux leviers des régimes qui se sont succédé dans les détournements des fonds publics. Ils sont habitués aux surfacturations, à des fausses prestations de service et à plusieurs autres montages de voies de dilapidation de l’économie nationale. Pour qu’un État fonctionne normalement, il doit libérer totalement les milieux d’affaire en contrôlant juste la conformité des opérateurs avec la loi de la République », commente un analyste.

Ici et là à Conakry, c’est des marchés abandonnés faute de financements, de garanties bancaires ou tout simplement de détournements d’acomptes. Les travaux octroyés par Alpha Condé ne sont pas suivis par les services compétents des TP, l’exécution n’est pas contrôlés par les Grands projets et les marchés ne sont pas passés par la Direction nationale des marchés publics, donc échappent tout bonnement à la régulation des marchés publics. Une sainte pagaille qui en dit long sur la qualité des travaux. Le deal Condé-entreprises est somme toute préjudiciable.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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