Condé, les ministres et la crise du SLECG

« Il s’est déjà impliqué puisque lui-même a rencontré Aboubacar Soumah, le patron des syndicalistes. Je crois qu’il a dit qu’il n’était pas au courant, alors qu’il sait que c’est lui-même qui a radicalisé ses ministres (Damantang, Kalil Konaté, Cheick Sakho, Mamadi Youla) contre Soumah. »

Dalein Diallo estime de fait qu’il y a eu instrumentalisation de la part d’Alpha Condé, lui qui concentre tous les pouvoirs en son sein, sachant que trop de pouvoir tue le pouvoir. Instrumentalisés ou pas, ces ministres se révèlent être des amateurs dans la résolution de la crise, une fois que celle-ci s’est annoncée. Et mieux, ces ministres, notamment celui du Travail et du Pré-universitaire auraient dû dire la vérité au président ou…démissionner tout bonnement.

C’est dire qu’ils ont été lucides de bout en bout. Ils ont juste voulu banaliser la crise qui leur retombe aujourd’hui sur la tête. Et voilà que tous vivent le branle-bas. Eux ils craignent pour leur poste. K au carré beaucoup plus, lui qui vient d’arriver (juste un an) dans la mangeoire, alors que les autres ont presque fait 8 ans.

Pour Dalein Diallo, Alpha Condé a demandé à ces ministres de mettre en examen le syndicat, en le déniant toute légitimité. « Alpha Condé jette en pâture ses ministres, parce que ceux-ci étaient entrain d’exécuter ses instructions. Lorsqu’il a constaté que le rapport de force ne lui était pas favorable, il a préféré sacrifier ses ministres en disant qu’il n’était pas au courant. »

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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