Conflits de compétences : après Koutoub Sanoh, Fall s’en prend à Bantama !

On pensait que l’orage était passé quant aux conflits de compétences qui minent les deux départements des Affaires étrangères et celui de la Coopération internationale. Mais, apparemment, la colère couve toujours. Et c’est pendant ce temps que Loucény Fall ouvre un autre front. Mais cette fois-ci, avec Bantama Sow, des Guinéens de l’étranger.

 Fall serait-il jaloux de ces deux homologues qui bougent et font parler d’eux ? Que veut-il cacher ? Pourquoi il ne se bouge pas pour arrêter l’hémorragie des Guinéens en Angola, comme il se fait passer comme le super ministre des AE ? Sait-on vraiment combien de compatriotes ont été tués, spoliés et malmenés à Luanda et environs ? Que Fall nous laisse les baskets. Il s’en prend à Bantama parce que tout simplement celui-ci a parlé à la presse, en déclarant – et c’est ce qui est évident – que la diplomatie guinéenne est peut être malade.

 Loucény Fall ne semble point apprécier cette sortie dont voici un extrait : « Nous, on avait tenté, en discuter, (NDLR, de la situation des Guinéens d’Angola) depuis notre arrivée ici avec l’ambassadeur d’Angola. Mais, qui ne veut pas écouter quelqu’un sur ce sujet. Je vais aller loin pour dire que peut-être la diplomatie est malade. Sans quoi, un ambassadeur ne peut pas refuser d’écouter un ministre. C’est grave, mais il faut le reconnaitre. Donc, nous demandons à nos frères (Angolais, ndlr) de libérer nos compatriotes qui sont détenus dans des conditions inhumaines en Angola. Voilà ce que je tenais à dire à la presse. Comme on l’a fait avec la Suisse, la Belgique et l’Espagne, nous continuons à le faire. » Crime de lèse majesté ? Fall trouve que Bantama l’a coupé l’herbe sous les pieds. Quoi de plus normal s’il ne bouge pas. Et mieux, ce sont des prérogatives des Guinéens de l’étranger. Quitte à s’arracher les cheveux ! A la Coopération internationale, Koutoub ne se laisse pas faire. Avec les Guinéens de l’étranger, Bantama aussi jure ne point céder sur un périmètre de ses prérogatives.

 Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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