‘’Congé forcé’’ : Un activiste de la Société civile observe une grève de la faim contre cette décision

Suite à la décision du gouvernement d’octroyer des congés forcés aux élèves de l’enseignement pré-universitaire, pour désamorcer la crise qui mine le secteur de l’éducation nationale, un activiste de la Société civile guinéenne, s’insurge contre cette décision ministérielle.

Dans un entretien accordé à nos confrères de  flashguinee.net, Abdourahamane Baldé exprime toute sa désapprobation à cette décision gouvernementale : « Je pense qu’il faut plutôt forcer les enfants à connaitre et non à désapprendre comme ce qui se passe maintenant. Cela crée une sorte d’instabilité dans les écoles, il ne faut pas attendre à l’approche des examens pour prendre de telles décisions qui nuisent forcement à la bonne formation des enfants ». s’indigne le Président du parlement des jeunes leaders de Guinée.

Selon lui, cette décision dont les conséquences sont incalculables, est loin d’être une solution à la crise qui mine actuellement le secteur depuis un certain temps: « Il faut que le gouvernement sache qu’il ne faut pas utiliser ces jeunes enseignements pendant près de 10ans sans les mettre dans les conditions car, un enseignant qui a faim ou qui n’est pas dans les conditions de travail ne peut nullement bien former. Il faut qu’on arrête de se tromper. Il ne faut pas attendre au beau milieu de l’année pour remplacer celui-ci par un autre, la solution n’a pas été trouvée à mon avis »

Et d’ajouter : « Ce gouvernement ne fait que des choses qui encouragent la violence et la déstabilisation. La preuve est que les jeunes élèves sont descendus dans la rue pour demander le retour de leurs enseignants qui réclament à leur tour les promesses faites par ce même gouvernement, c’est regrettable. », déplore-t-il.

Pour Abdourahmane Baldé, si la grève de la faim qu’il observe actuellement ne parvient pas à attirer l’attention du gouvernement, « la deuxième démarche, sera de faire descendre des jeunes dans la rue en les enchaînant pour dire que si on n’a pas le savoir, c’est le cerveau qui est vide donc on n’est en prison. », estime-t-il.

C’est pourquoi,  rappelle cet activiste de la Société civile, « il faut montrer aux autorités éducatives qu’on ne peut pas avoir une Guinée dans le monde sans le savoir. Il faut que le gouvernement guinéen se réveille, je veux une Guinée qui a une école bien faite en termes de formation à la place, des ateliers, des séminaires, des mamayas… qui nous font perdre des millions sans issues favorables. » regrette le Président du parlement des jeunes leaders de Guinée.

A l’origine de cette décision ministérielle, qui octroie des congés aux élèves du 02 au 12 février prochain, la grève des enseignants contractuels non admis au Concours du recrutement à la fonction publique, qui a perturbé sérieusement les cours dans les établissements d’enseignements publics  de Conakry et de l’intérieur du pays, en ce début d’année 2017.

Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

 

 

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