Consultations nationales : Le Premier ministre prolonge le débat…


Alors que les débats ont été clos depuis le jeudi 26 septembre 2019, le Premier ministre Chef du Gouvernement, prolonge les consultations nationales.

Dans un communiqué lu par le ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, le Chef du Gouvernement guinéen, justifie cette décision, par dit-il, ‘’la demande pressante, voir même insistante de certains citoyens et de certains acteurs sociopolitiques de la nation, pour faire entendre leurs voix’’

Ainsi, Kassory Fofana, a instruit son Ministre conseiller spécial, Monsieur Khader Barry, de se mettre à la disposition de toutes celles et de tous ceux qui ont un message à livrer, recevoir ces messages par écrit à partir de maintenant, jusqu’au vendredi 4 Octobre 2019 à 17 heures.’’, précise le communiqué.

Rappelant que les différents écrits seront versés au document de synthèse général et soumis à la haute attention de Monsieur le Président de la République.

Pendant ce temps, une réunion contre le 3ème mandat en Afrique se tient en ce moment à Niamey, sous l’égide de Mahamadou Issoufou, Président en exercice de la CEDEAO, en présence de plusieurs anciens Chefs d’Etats, dont Nicéphore Soglo du Benin, Goodluck Jonathan du Nigeria, Mahamane Ousmane ,ancien président du Niger, ainsi que l’ancienne présidente du Liberia Ellen Johnson Searlef  et des constitutionalistes de renommée mondiale.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’une Conférence internationale sur le Constitutionalisme et la Consolidation de la Démocratie en Afrique.

Au cours de la rencontre, le Président nigérien, Président en exercide de la CEDEAO, a affirmé haut et fort :  « Je respecterai scrupuleusement les dispositions de la République du Niger. Mon désir le plus ardent est de passer le pouvoir en 2021 à un successeur démocratiquement élu, ce sera une première dans notre pays depuis son accession à l’indépendance ». A déclaré le président Issifou Mahamadou.

A Conakry, le débat est loin d’être clos. Malgré la résistance des certains acteurs politiques et sociaux réunis autour du FNDC, le Président Alpha Condé n’a toujours pas tranché sur la question qui suscite des vives réactions.

Il reste à voir si la Communauté internationale jouera sa partition pour faire fléchir le locataire de Sékhoutouréya à renoncer à son projet de présidence à vie.

Ibrahima Sory Camara, wwww.kababachir.com

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