Contrainte FMI et Banque Mondiale : Alpha Condé a trouvé de plus contraignant

« L’économie se construit dans le temps moyennant des réformes pour éviter des dérapages et être en phase avec nos partenaires. » Le ministre du Budget faisait savoir que les exigences du syndicat n’étaient pas favorables au gouvernement, au risque de s’exposer.

C’est pourquoi, de son côté, Alpha Condé s’était opposé à tout payement rétroactifs encore moins libérer les 40% en deux tranches. Partout, il évoque des contraintes de la BM et du FMI. Avec le soulèvement en plein Kaloum des femmes et des enfants, jusqu’à la porte du Palais présidentiel, Alpha Condé a compris qu’il y a de plus contraignants : faire face immédiatement à la crise syndicale, en dénouant le cordon de la bourse.

A priori, il ne devrait pas y avoir de frictions, car, selon le Premier ministre, « La situation des finances publiques s’est redressée grâce à une forte mobilisation des recettes intérieures et une réduction des dépenses publiques, qui a permis de réduire le déficit budgétaire.» Et Mamady Youla de se réjouir : « Nous avons relancé la croissance. Et elle est la plus haute du continent ».

Malgré tout, ce même gouvernement évoque des contraintes du FMI et consorts afin de faire patienter les syndicalistes. En chemin, Alpha Condé a trouvé de plus contraignant : céder à la pression interne. Pour au moins respirer, après plus d’un mois de trouble et de paralysie.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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