Contrats Etat-opérateurs privés : la nouvelle donne !


La semaine dernière, Alpha Condé a rappelé ses directives concernant le sérieux et l’anticipation qui doivent caractériser la négociation des contrats liant l’Etat à des opérateurs privés, afin d’éviter la survenance événements imprévus pouvant amener à la conclusion d’Avenants dont les effets induits pourraient amener à fausser les prévisions budgétaires de l’Etat.

Il sait de quoi il parle car, la commande publique est une source d’enrichissement illicite de nombreux hauts cadres de l’Etat en complicité avec des opérateurs privés. Cela, qu’on soit d’un établissement public à caractère industriel et/ou commercial, qu’on soit un département ministériel, délégation du service public, bref toutes les structures qui rentrent dans le champ de la Loi 020 du Code des marchés publics dont la promulgation a été signée par Alpha Condé lui-même en 2012.

Et c’est lui-même qui facilite le vol au niveau des régies financières de l’Etat au nom du parti ou au nom d’un engagement politique de tel ou de tel. Les DAF dans les départements contournent les Personnes responsables des marchés publics, reconnues par des dispositions règlementaires, pour identifier des marchés, passer des marchés, procéder au payement. Ils sont à la fois juges et parties. Le tout avec la complicité des chefs de départements, contrôleurs financiers, etc.

C’est ainsi, on constate chaque année, achats de fournitures de bureaux, d’équipements informatiques, de mobiliers, etc. Les années qui suivent, ces achats changent de noms. Ils y en a qui montent le même dossier deux fois l’année. Avec le truchement du pouls financier. Très souvent, ce sont des milliards GNF qui sortent presque tous les mois. Personne n’a peur. Alpha ne sanctionne pas, même s’il est mis au courant de tout. Il est complaisant et donc encourage l’impunité et le détournement.

Récemment encore, il lève encore un autre lièvre : « Cette année on a demandé à l’Inspection d’Etat de vérifier tous les marchés passés au dernier trimestre par tous les ministères. Est-ce que la marchandise a été livrée ? Est-ce que le travail a été fait ? Il faut que l’on sache. Parce que très souvent certains vont voir des hommes d’affaires pour dire on ne livre pas et on partage, c’est que tu payes et la marchandise n’est pas livrée. Cette année on a dit avant qu’on ne fasse n’importe qu’elle commande en 2018, il faut qu’on sache exactement  l’état de chaque ministère. Si un ministère a commandé et que ce n’est pas livré en ce moment-là on applique la loi anti-corruption. »

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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