Contrer la fraude : l’UFC ou le médecin après la mort

L’Union des forces du changement (UFC) dont on parle d’ailleurs très peu, depuis le départ de son leader de l’opposition républicaine n’aura pas réussi à faire carton plein dans les urnes. Comme les autres, son président crie aux fraudes.

Et très vite, Aboubacar Sylla s’auto flagelle en tançant ses pairs et en dénonçant de l’impréparation : « L’opposition n’était pas suffisamment préparée pour ces élections locales. Nous les avons réclamées, mais on ne s’est pas préparé pour contrer ces fraudes. Si on était mieux préparés avec plus de représentativités dans les bureaux de vote, le soir même du vote, on aurait pu photographier tous les procès-verbaux, les synchroniser dans une base de données. » Parle-t-il au nom de l’UFC ou de l’ensemble de l’opposition républicaine ? Certes, tous se sont entendus : il y a des cas avérés de fraudes. Le reste, l’UFC fait juste le médecin après la mort. Elle savait d’avance que la préparation n’y est pas. Mais, la tête baissée, elle a foncé avec les autres. Elle reste la grande perdante.

En effet, au niveau de l’UFDG, l’ancienne alliée, on dénonce certes des fraudes, mais, elle se soulage de la percée mais surtout de la politique d’anticipation. Par la voix de Dalein Diallo, on a appris que « L’UFDG a pris la précaution d’envoyer partout des délégués des bureaux de vote partout et ils ont obtenu copie de tous les PV. Ce qui nous a permis de faire des centralisations incontestables. » De toute évidence, «On ne peut pas reprocher à l’UFDG de n’avoir pas accepté des verdicts insensés de nos juridictions. En 2010, en 2013 et en 2015, le coup KO, qui n’avait rien d’une élection, on s’est calmé, mais cette fois-ci, pour les élections locale, il faut vous mobiliser. »

 

Jeanne Fofana, Kababachir.com

 

 

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