Convention nationale: le dernier rempart du RPG

Le RPG joue sur son dernier verrou afin de ramener le parti dans son plein régime. Il s’agit de la convention nationale du RPG. Celle-ci constitue à n’en pas douter, l’ultime rempart pour sauver ce qui pourrait l’être. L’annonce de cette convention intervient après le sale diagnostic posé par Alpha Condé lui-même et puis Damaro Camara. Aujourd’hui, pour éviter que le RPG coule avec la fin du mandat de son leader, le BPN joue son va-tout.

Extrait : «Le processus de restructuration du parti a commencé.  La commission a déjà débuté ses travaux qui vont aboutir à la tenue d’une convention nationale. Ce n’est pas trois ou quatre personnes qui vont s’asseoir entre les quatre murs pour prendre une décision et l’imposer aux autres. Toutes les décisions seront prises par les militants. C’est pourquoi il est important qu’on tienne la convention nationale du parti dans les jours à venir. La convention nationale aura pour tâche de finaliser tous les textes révisés déjà élaborés afin de l’adapter. Au finish, ces textes seront soumis au congrès pour être entérinés. Le processus que nous entamons est largement démocratique. Personne ne sera exclu, il n’y a pas de feu en la demeure, que personne ne craint. L’objectif, c’est de donner un dynamisme à notre parti, de la base jusqu’au sommet. Les missionnaires seront déployés pour mettre en place les structures décentralisées, du comité de base jusqu’à la fédération avant la convocation du congrès du parti ».

Ce serait une occasion de plus crédules de se faire avoir encore. En cette fin de règne, plus rien ne sera comme avant. Ceux qui ont été toujours abusés, le seront davantage aujourd’hui. Les ressources minières sont partagées. Ils ont assisté, pantois au partage. Les postes administratifs l’ont été. Même scénario. Les mairies et autres communes ont reparties, certains combattants du RPG, bien perchés pour ainsi jouir de l’ambiance de fin de règne. Aux autres qui s’attendent que la fameuse convention, ils seront tout simplement abusés.

 

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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