Coronavirus : les États-Unis ferment leurs frontières à l’Europe

A partir de vendredi minuit, aucun voyageur européen ne pourra rentrer aux États-Unis pendant au moins un mois. 

Les Etats-Unis prennent la mesure de la situation. Alors que l’épidémie de coronavirus vient d’être requalifiée en pandémie par l’OMS, le président américain Donald Trump a annoncé, dans une rare allocution télévisée, la suspension de toutes les liaisons transatlantiques en provenance d’Europe pour trente jours, rapporte notamment Le Figaro. Cette mesure prendra effet vendredi 13 mars à minuit. Le chef de l’Etat avait, dans un premier temps, affirmé que cette restriction toucherait les personnes et les biens, avant de rectifier dans un second temps, en excluant les marchandises. 

Donald Trump charge l’Europe… 

Ainsi, toute personne venant d’Europe ne pourra pas se rendre sur le sol américain, à l’exception des citoyens britanniques. Les seules exceptions concerneront les ressortissants américains, les membres de la famille d’un américain et les détenteurs d’une carte verte, après examen médical. « Mes chers concitoyens, je veux vous parler de l’épidémie de coronavirus, qui a commencé en Chine, et se répand à travers le monde. L’OMS a aujourd’hui officiellement annoncé qu’il s’agissait d’une pandémie », a expliqué Donald Trump, reconnaissant pour la première fois la gravité de la situation. « Nous avons imposé des restrictions drastiques aux voyages en provenance de Chine […] et pris des mesures les plus vigoureuses et les plus rapides de l’histoire contemporaine pour faire face à un virus étranger », s’est-il félicité, avant d’accuser l’Europe de négligence. « L’Union européenne n’a pas su prendre de telles précautions et n’a pas voulu contrôler les voyages en provenance de Chine, ce qui a eu pour conséquence de créer plusieurs foyers d’infection aux Etats-Unis à cause de voyageurs en provenance d’Europe », a-t-il accusé. 

… et appelle à l’unité de la nation

Avec cette déclaration, Donald Trump prend pour la première fois la mesure du problème, lui qui avait souvent comparé la pandémie à une simple grippe qui « allait passer », ou qui avait estimé qu’elle était montée en épingle par ses adversaires contre lui. Devant le peuple américain, qui compte 1 280 cas répertoriés, le président américain a appelé à l’unité de la nation dans cette épreuve. « Nous sommes tous ensemble là-dedans, nous devons mettre la politique de côté, arrêter les querelles partisanes, et se réunir en une nation, une famille », a-t-il conseillé. « Comme l’Histoire l’a prouvé encore et encore, l’Amérique relève toujours les défis et triomphe de l’adversité. Notre futur reste plus radieux qu’on ne l’imagine. En agissant avec compassion et amour, nous allons guérir les malades, soulager ceux dans le besoin, aider nos compatriotes, et nous sortirons de cette épreuve plus forts et unis que jamais », a-t-il aussi promis, garantissant qu’« aucune nation n’est aussi bien préparée ni aussi résiliente que les Etats-Unis ».  

Source: https://www.valeursactuelles.com
 

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