La Cour constitutionnelle au vitriol : et si Keira avait raison ?

Quelle est réellement cette Institution judiciaire qui travaille vraiment à la satisfaction des uns et des autres ? Quel est ce Guinéen satisfait de la Justice guinéenne ? Pourquoi la vindicte populaire ? Pourquoi les juges sont corrompus ? Pourquoi la reforme tant chantée de la justice – un des piliers de la devise de la République – traîne encore et toujours ? Pourquoi enfin, la justice est aux ordres ?

Des questions et d’autres qui sont loin d’absoudre la Cour Constitutionnelle toute aussi estampillée de la mauvaise étiquette. Ne seraient-ce que les recours faits par des candidats à la présidentielle jamais examinés de la façon la plus responsable, suffisent pour jeter le doute sur la transparence de la CC. Certes, Ousmane Gaoual Diallo ne veut que des profanes commentent les décisions de cette Cour au risque d’être mis sur la liste des délinquants, faut-il reconnaitre que les institutions judiciaires guinéennes sont malades.

Alpha Ibrahima Keira dit donc plus haut ce que les autres pensent plus bas. Sinon que fait la CC en période de vache maigre ? Se tourner les pouces et se partager le magot. Déjà, il y a une sordide affaire de centaines de millions GNF qui plane sur cette Cour mais qui n’ont jamais été élucidés. Et plus personne ne pipe mot. En accusant ce samedi 1er juillet 2017, cette Cour, Alpha Ibrahima Keira certes décrié à cause de sa hantise de 3è mandat, sait tout de même de quoi il parle. « La Cour constitutionnelle ne travaille pas pratiquement pendant toute l’année, elle ne fait qu’utiliser l’argent de l’Etat sans résultats sur le terrain. Il y’a plusieurs cas que l’on a vu dans ce pays où pratiquement on a laissé les lois à coté et on s’est retrouvé au Palais pour parler dans le cadre du dialogue politique. (…) Je suis surpris, pour un document issu d’un dialogue politique que la Cour constitutionnelle se comporte de cette manière », réagissait-il, il y a une semaine, qualifiant de passage la CC d’escroc.

Et un internaute de rager : « La justice guinéenne est synonyme d’incompétence, de corruption caractérisée et institutionnalisée, de faux et usage de faux. Donc d’injustice. C’est cette justice, caporalisée dès sa création, qui a contribué à l’instauration de l’impunité dans le pays, avec toutes les conséquences que les Guinéens vivent actuellement. Monsieur Keira, je suis sûr que vous parviendrez à tirer l’épingle du jeu. »

En attendant, Keira est sous les griffes des magistrats. Mais jusqu’à quand ?

 

Jeanne Fofana, kababachir.com

 

 

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