Cour d’appel de Conakry : Un autre camouflet pour Mamadou Sylla

El hadj Mamadou Sylla devrait désormais faire parler aussi bien le réalisme que la sagesse. En effet, dans son bras de fer avec Sekou Cissé à propos du contrôle du Conseil national du patronat guinéen (CNP-Guinée), c’est un nouvel échec que la Cour d’appel vient de lui administrer en confirmant l’ordonnance du TPI de Kaloum du 15 mars 2015.

En gros, cette ordonnance attestait l’incompatibilité qui consiste pour El hadj Mamadou Sylla à cumuler les fonctions de président du CNP-Guinée et son statut de député de l’Union démocratique de Guinée (UDG). Alors que le patron de Futurele Holding avait brûlé la politesse à la justice en se précipitant de convoquer, le 23 avril 2016, un congrès au cours duquel il avait installé Ansoumane Kaba, PDG de la Guinéenne de terrassement (GUITER SA.) à sa place, il voit désormais ce congrès invalidé. Surtout qu’à la veille de ce congrès électif, la Cour d’appel avait ouvertement déconseillé sa tenue.

Ainsi donc, Sekou Cissé a désormais l’argument juridique qu’il faut pour contester l’équipe dirigeante issue de cette dernière instance élective. Même si en ce qui concerne Mamadou Sylla, il a déjà indiqué que c’est à son successeur de livrer cette bataille-là.

Anna Diakité, www.kababachir.com

 

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