Cours d’appel de Kankan: Me Bea demande la remise en liberté de ses clients !

Devant la chambre de contrôle de la cour d’appel de Kankan, les débats concernant la situation des militants anti troisième mandant du FNDC, détenus à la maison centrale de Kankan, ont eu lieu à huis-clos ce vendredi 26 juin 2020. 
Ayant effectué le déplacement de N’zérékoré où ses clients ont pratiquement tous été arrêtés et inculpés, pour leur présumée implication dans les affrontements meurtriers du 22 mars dernier en marge du double scrutin controversé, Me Salif Beavogui n’a pas manqué le rendez-vous. 
Au sortir de l’audience, il nous affirme qu’il était question au cours des débats, de la remise en liberté de ses clients qui soufrent de multiples complications sanitaires à la maison centrale de Kankan:<<Le droit à la santé est un droit constitutionnel. Ce n’est pas parce qu’on est en prison, qu’on doit être laisser pour compte. Nous avons discuté autour de la demande de remise en liberté que notre pool d’avocat à déposé depuis le 4 juin passé. Nous avons relevé une panoplie de violations des règles de procédure, notamment aux articles 290, 244, 235 relative relative au courant code de procédure pénale. Nous avons démontré que toutes ces dispositions ont été violés, ensuite nous avons démontré que nos clients pour ce dont on les reproche, n’ont ni été arrêtés sur sur le champ, ni été indexés, ni pris la main dans le sac.>> a-t-il deplore.
Poursuivre, il assure avoir :<< insister de ce fait, sur le caractère innocent de ces détenus. C’est pourquoi nous avons demandé aux magistrats de la chambre de contrôle d’instruction de la cour d’appel de Kankan, d’ordonner la libération de nos clients. Leur remise en liberté n’entrave rapport en rien la poursuite de la procédure.>> a-t-il assuré. 
L’affaire a été envoyée au mercredi prochain pour le délibéré, après de longues heures de concertation. D’ici là, l’avocat défenseur du FNDC, croit avoir convaincu les jurés: << Après ces intenses débats que nous avons eu, je suis confiant que le droit sera dit.>> a-t-il conclu.


Ahmed Sékou Nabé, correspondant de Kababachir.com à Kankan

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