Covid-19, ces mutations source d’inquiétude

Quelles mutations, quels dangers, alors que les variants de la Covid-19 sont signalés un peu partout dans le monde?

Au moins 1,96 million de morts dans le monde depuis fin décembre 2019 et plus de 91 millions de cas d’infection officiellement diagnostiqués… la pandémie de Covid-19 continue de susciter des inquiétudes. Alors que dans plusieurs pays, l’heure est à la vaccination, les mutations du virus soulèvent une foule d’interrogations d’autant que des variants sont découverts un peu partout dans le monde et notamment en Allemagne.
Selon l’Organisation mondiale de la santé, le nombre de pays et territoires où se trouve dorénavant le variant du coronavirus repéré initialement en Grande-Bretagne s’élève à 50 et il est de 20 pour le variant identifié en Afrique du Sud.

La variante britannique plus contagieuse

Ils ont émergé en Angleterre, en Afrique du Sud,  en Allemagne, en France…et plus récemment, au Brésil et au Japon. Les variants de la Covid-19 qui font actuellement l’objet d’une attention particulière sont en fait des versions différentes du coronavirus initial qui apparaissent avec le temps sous l’effet de diverses mutations. Le phénomène intervient quand un virus se réplique.

La mutation de la Covid-19 (ici vu au micoscope) survient quand le virus se réplique.
La mutation de la Covid-19 (ici vu au micoscope) survient quand le virus se réplique.

Depuis son apparition, de nombreuses mutations du coronavirus ont été observées, souvent sans conséquence. Mais dans certains cas, la mutation peut permettre au virus d’être plus transmissible. 

Et il semble que ce soit le cas des variants qui ont émergé en Angleterre, en Afrique du Sud et au Japon et qui ont en commun une mutation appelée N501Y. 

Le docteur Simon Clarke est professeur agrégé de virologie à l’université de Reading en Angleterre il explique : « nous savons qu’il a muté parce qu’il y a des changements dans le code génétique, et cela signifie que les protéines qui sont codées par ces gènes changeront cette structure et nous pensons qu’elle est plus infectieuse parce qu’elle colle mieux à nos cellules. Nous avons également des preuves que les personnes qui ont cette nouvelle variante produisent beaucoup plus de virus lorsqu’elles sont infectées, leur charge virale est beaucoup plus élevée. Donc, probablement, elles toussent davantage« .

La variante découverte en Afrique du Sud aurait une mutation plus inquiétante.
La variante découverte en Afrique du Sud aurait une mutation plus inquiétante.

La variante E484K plus inquiétante

Alors que le mutant britannique a maintenant été trouvé aux Etats-Unis et dans de nombreux autres pays, il semble que la variante découverte en Afrique du Sud a une mutation supplémentaire.

Des tests en laboratoire ont montré que cette mutation appelée E484K semblait capable de diminuer la reconnaissance du virus par les anticorps, et donc sa neutralisation.

Selon le professeur Lawrence Young de la faculté de médecine de l’université de Warwick « la variante sud-africaine est un peu plus inquiétante car elle a plus de changements dans le gène de pointe qui code la protéine qui est vraiment importante pour augmenter le potentiel d’infection du virus… Le problème est que quelques changements supplémentaires pourraient rendre les vaccins actuels moins efficaces contre la variante sud-africaine. Je pense qu’ils protégeront encore dans une certaine mesure, mais ils pourraient ne pas être aussi efficaces contre la variante sud-africaine par rapport à la variante britannique« . 
 Récemment une étude du laboratoire Pfizer a révélé que son vaccin semblait fonctionner contre 15 mutations virales supplémentaires possibles, mais la variante sud-africaine E484K n’en faisait pas partie.
 

Source: dw.com

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