Craintes d’une instrumentalisation de la justice : Charles Wrigth répond à Dalein

Alors que le procès tant attendu sur le massacre du 28 septembre s’est ouvert mercredi 28 septembre 2022, au tribunal ad hoc sis dans l’enceinte de la Cour d’Appel de Conakry, la question de la responsabilité sur les crimes commis et les complicités se pose.

Chez nos confrères de RFI, Cellou Dalein Diallo, l’une des principales figures de l’opposition guinéenne d’alors qui était au stade ce jour-là, exprime des craintes quant à une éventuelle instrumentalisation de la justice dans ce procès attendu depuis 13 ans.

 « Il y a beaucoup de rumeurs qui circulent en Guinée, des craintes que la justice ne soit instrumentalisée, à cette occasion aussi, pour condamner dans la même foulée les organisateurs de la manifestation et les auteurs ou commanditaires des crimes commis. Cette inquiétude existe. Cette rumeur, je souhaite vivement qu’elle ne soit pas fondée et que le droit soit dit, qu’un discernement, soit fait entre les victimes et les bourreaux, et que seulement les bourreaux soient sanctionnés », a alerté le président de l’UFDG.

Interrogé sur cette sortie médiatique lors de l’ouverture du procès, le Ministre de la Justice parle de mauvaise foi de Cellou Dalein Diallo.

Pour Alphonse Charles Wrigth, « Quand on n’a pas d’argument, la mauvaise foi devient la seule arme. Il faut parler de manière claire et concise. »

Monsieur Cellou Dalein Diallo dont il s’agit, poursuit le Garde et Sceaux guinéen, ‘’était considéré comme une victime dans ce procès, il a été indemnisé de manière anticipée, combien de milliards il a reçu ? Sur les 13 personnes renvoyées devant le tribunal criminel le nom de Cellou Dalein ne figure pas.’’, précise-t-il.

‘’ Alors comment est-ce possible qu’on puisse condamner des victimes ?’’, s’interroge Charles Wrigth.

‘’C’est la preuve d’une mauvaise foi. La responsabilité des hommes politiques doit aller dans le sens de la raison et de l’objectivité, c’est très important. Alors qu’on arrête de jeter de l’anathème sur nos institutions. On n’a rien à gagner. Monsieur Cellou prétend gérer le pays, nous prions Dieu si cela lui ai destiné, que le jeu démocratique lui permette d’aboutir à cette ambition. Mais qu’on évite de jeter le discrédit sur un secteur tel que celui de la justice. Un secteur aussi sensible parce qu’on n’est pas d’accord sur la politique pénale du gouvernement qui vise à demander à tous ceux qui ont géré ce pays, leur responsabilité. Il faut que nous sachons raison gardée, le président de la transition ne s’est jamais mêlé des questions judiciaires, nous sommes un gouvernement d’action. On n’a souvent pas le temps de répondre à des balivernes, les choses qui n’ont pas raison d’être. Pour nous le fondamental, c’est que notre pays est en train de corriger les imperfections en matière judiciaire, notre pays est en train d’avancer’’, s’est réjoui le Garde et Sceaux guinéen.

Ibrahima Sory Camara, www.kababachir.com

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