Crimes de sang en Guinée : le prix du mépris et du ras-le-bol !

Le mépris du régime défunt et le ras-le-bol des leaders politiques ont
engendré le chaos, à telle enseigne que la CPI s’est vue dans l’obligation
d’avertir les uns et les autres : « toute personne qui commet, ordonne,
incite, encourage ou contribue de toute autre manière à la commission

de crimes atroces relevant de la compétence de la CPI est passible de
poursuites soit en Guinée ou à la Cour à La Haye ».

Si donc de réelles poursuites justes et équitables il y a, on s’attend de
voir devant les tribunaux tant des civiles que des forces de défense et de
sécurité y compris les plus inattendues.
S’agissant des partis politiques, il était question de tenir des discours de
paix, de non-violence, mais surtout d’extraire de leur rang toutes les
brebis galeuses agissant au nom dudit parti, soit par des actes de
repréhensibles soit par des discours incendiaires. Mais, cette sagesse a
manqué tant au RPG qu’au niveau des autres formations politiques
d’opposition dont certains alliés du RPG étaient déjà dans l’opposition
républicaine.

En ce qui concerne les forces de défense et de sécurité, le gouvernement
d’Alpha Condé, comme le suggère des organisations de défense de droits
de l’homme devrait : ordonner à tous les membres des forces de
sécurité, en particulier de la police, de se conformer aux Principes de
base des Nations Unies sur le recours à la force et l’utilisation des armes
à feu par les responsables de l’application des lois lorsqu’ils maintiennent
l’ordre lors de manifestations, et leur fournir une formation continue sur
l’application de ces Principes. Ce n’est pas tout, car, le régime devrait
informer tous les membres des forces de sécurité, quel que soit leur
grade, que toute allégation crédible de violation des droits humains par
ces forces fera l’objet d’une enquête, et que leurs responsables seront
sanctionnés et amenés à rendre des comptes.

Rien n’y fait. De tous les côtés on a opté pour la rigidité : le mépris et le
déni d’un côté, la hargne d’en découdre de l’autre, faute de justice et de
respect des libertés fondamentales. Voilà où on en est.

Jeanne Fofona, www.kababachir.com

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