Crise à la CENI : ‘’la pétition a été élaborée de façon consensuelle’’ précise Charles André Soumah

Depuis quelques jours, la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) traverse une crise institutionnelle. Ceci fait suite à l’absence prolongée et non justifiée du président Bakary Fofana, qui ne conjugue plus le même verbe que les autres Commissaires de l’institution.

Même si l’information faisant état de sa démission a été démentie par l’institution électorale, une pétition avait été signée il y a quelques jours par une vingtaine de commissaires qui désapprouvent les démarches de Bakary Fofana, qu’on accuse n’avoir pas voulu prendre part aux plénière de l’institution pour discuter des questions essentielles qui assaillent l’institution.

Il y a trois jours, une pétition a été adressée à Bakary Fofana. Elle tient compte toutes les préoccupations de l’institution.

Dans un communiqué, le bureau de la CENI a indiqué que la pétition est l’œuvre d’un seul commissaire  qui ne peut pas engager toute l’institution.

Mais après la publication de ce communiqué, la contradiction demeure. Même si Bakary Fofana, n’a pas encore voulu s’exprimer sur le sujet, des commissaires se livrent à une guerre de communication.

Pour Charles André Soumah, la pétition a été élaborée de façon consensuelle. « Aujourd’hui, on fustige sur le visage des gens que l’initiateur c’est un seul commissaire, mais nous sommes tous à la base. Le dysfonctionnement qui est mentionné, tous les commissaires sont conscients de  cela. »

Si les préoccupations ne sont pas satisfaites, les commissaires comptent à partir de lundi prochain, demander l’application de l’article 17 de la loi 016/CNT/ de 2002.

« Si nous ne trouvons pas une issue vraiment heureuse pour que tous les acteurs du processus aient confiance en nous, nous sommes obligés d’appliquer l’article 17 qui nous permet de remplacer partiellement ou totalement le bureau pour que la CENI puisse bien organiser les élections locales à venir », prévient-il.

Cette crise à la CENI intervient au moment où l’opposition républicaine exige la tenue des élections locales avant fin juin.

Abdoul Wahab Barry, Kababachir.com

 

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