Crise politico-sociales : craindre un lundi chaotique !

Il est désormais bien difficile de vivre à Conakry. Chaque jour qui se lève en effet vient avec son lot de problèmes, de désordre et de paralysie. Avec, hélas, souvent avec mort d’hommes provoquées par des hommes de maintien d’ordre (policiers et gendarmes). Ce lundi encore, cet autre lundi, les habitants de la capitale vivront le chaos.

La crise socio politique que traverse le pays est loin de connaitre son épilogue. De quoi craindre un lundi chaotique. Il est vrai que le jeudi dernier, « Le Président de la République a invité le gouvernement à poursuivre les efforts en cours pour résoudre la crise qui frappe le secteur éducatif consécutivement à des dissensions dans certaines organisations syndicales. »

Sans le nommer, on sait qu’il s’agit bel et bien du SLECG dont le meneur de la grève est qualifié de rebelle, d’excité, d’illégitime et d’illégale. Aboubacar Soumah – c’est son nom – est pourtant bien écouté par les enseignants, dans leur grande majorité. Il promet de faire poursuivre la grève. Seul bémol, lui rendre ses salaires gelés depuis octobre, annuler la tenue d’un autre congrès et payer les 40% demandés. Si ces revendications sont satisfaites, on peut espérer un climat pacifique. On n’en est pas là pour le moment, à moins que la fumée blanche ne s’annonce ce week-end.

De l’autre côté, l’UGTG s’en va aussi en grève ce lundi, malgré les promesses faites par le nouveau Médiateur de la République. Pour ne rien faciliter, les opposants dont les résultats des urnes ont été détournés organisent une ville morte ce même lundi. Un réel cocktail explosif qui font dire à certains que si le pouvoir de Conakry ne prend pas ses dispositions, il risque d’être éprouvé par cette conjugaison de crises politico-sociales. Le chaos n’est jamais loin !

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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