Crise politique : ‘’c’est aux guinéens de créer les conditions du dialogue’’, estime Ibn Chambas

Alors que la présidentielle guinéenne est annoncée au 11 octobre prochain, la communauté internationale exprime sa vive préoccupation sur la situation politique en Guinée, où l’ordre des élections (présidentielle avant les communales) constitue le point de discorde entre pouvoir et opposition.

S’exprimant au micro de nos confrères de Jeune Afrique, lors de son passage à Paris début mars, Mohamed Ibn Chambas, représentant spécial de Ban Ki-moon pour l’Afrique de l’Ouest, a fait le tour de l’actualité de la région.

S’agissant du cas de la Guinée, le diplomate onusien rétière la disponibilité de son institution à accompagner notre dans le cadre la construction et de la consolidation de la démocratie, comme elle l’a faite lors de la transition et de la crise socio-politique qui avait secoué le pays en 2007. Mais pour Ibn Chambas, c’est aux guinéens de créer les conditions d’un dialogue politique pour un dénouement heureux de la crise

‘’La Guinée est sortie de la transition, mais n’a connu que deux élections démocratiques. C’est un pays où la culture des élections et de la démocratie n’est pas bien enracinée. Il faut que les Guinéens trouvent un moyen pour se parler, pour dialoguer et assurer, cette fois, des élections non contestées, apaisées et crédibles. Il faut qu’ils commencent dès maintenant. Les Nations unies sont toujours prêtes à accompagner ce processus. Mais, c’est aux Guinéens de créer les conditions du dialogue. » a déclaré représentant spécial de l’ONUpour l’Afrique de l’Ouest.

Mardi, la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), au terme d’une retraite à Kindia, a annoncé la date du premier tour des élections présidentielles pour le 11 octobre et les communales pour le premier trimestre de 2016.

Une annonce qui fait grincer des dents au sein de la classe politique guinéenne. Si la décision de la CENI a été saluée par la mouvance, les opposants d’Alpha Condé quant à eux, excluent toute idée d’inverser l’ordre des élections (présidentielle avant les communales).

Avant l’annonce de la date, l’opposition avait menacé de retirer ses représentants au parlement et à la CENI et envisage de faire recours à la rue pour se faire entendre et exiger la tenue des élections communales avant la présidentielle.

Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

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