Crise politique hivernale : faut-il autoriser la marche du 10 août ?

C’est certainement un élément déclencheur d’une crise politique et peut-être même sociale sans précédent si et seulement si, le pouvoir refusait aux opposants de marcher. Soit en envoyant des forces antiémeutes clouer la tête pensante à Dixinn bora, soit en infiltrant des contre-manifestants pour empêcher ou créer des troubles afin de mieux réprimer.

Autoriser ou pas, « Cette décision appartient aux ministères de l’Administration du territoire et de la Sécurité principalement », estime Damantang Camara. Lequel, la main sur le palpitant suppose que : « Vu l’atmosphère qui règne, il me semble inopportun d’autoriser cette marche. Mais les autorités concernées, au regard des informations dont ils disposent, décideront en toute responsabilité. »

Dans une interview accordée à Africa Guinée, le porte-parole du gouvernement déclare que « Nous ne soutenons qu’une seule position : la gestion de l’ordre public dans une république appartient à l’Etat. Les prérogatives de puissance publique et d’usage légitime de la force n’appartiennent qu’à l’Etat. Point final. »

Comprenne qui le pourra.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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