Crise politique : « Nous ne pouvons plus continuer à croiser les bras », avertit le porte-parole de l’opposition

Au terme d’une plénière tenue lundi 12 juin au QG de l’UFDG, l’opposition guinéenne réitère ses menaces de manifestation sur les voies publiques.

Cette décision des opposants d’Alpha Condé veulent accentuer la pression sur le pouvoir pour obtenir l’application de l’accord politique du 12 octobre, devant leur permettre de se situer sur un calendrier électoral précis, pour la tenue des élections locales.

Voici un extrait du compte rendu du porte-parole de l’opposition républicaine, Aboubacar Sylla :

« Nous ne pouvons plus continuer à croiser les bras et à nous laisser, comme on le dit, rouler dans la farine, avec un comité de suivi, qui ne s’est pas réuni depuis huit mois. Nous avons décidé, en conséquence, d’envisager des manifestations sur les voies publiques dès la fin du mois de Ramadan. Donc, dès après le mois de Ramadan, nous allons initier une série de meetings dans les cinq communes de Conakry pour sensibiliser nos militants et tous les citoyens épris de paix.  Dès après cette période, donc dès la deuxième quinzaine de juillet, nous allons enchaîner avec les manifestations sur les espaces publics si vraiment, des changements significatifs n’interviennent pas dans le cadre de l’exécution de l’accord signé. Ce dont nous doutons fort.
Donc, nous avons décidé de mettre en place une commission d’organisation.  Le président est désigné. Cette commission va commencer à travailler immédiatement. Je voudrais qu’on sache que nous allons nous inscrire, cette fois-ci, dans un cycle ininterrompu de manifestations. Il ne sera plus question de commencer des manifestations et de les arrêter.  Nous n’aurons plus besoin de dialogue. Nous n’aurons plus besoin d’accord. Nous avons aujourd’hui un accord, qui est à appliquer dans toutes ses dispositions et dans les délais convenus
 ».

Abdoul Wahab Barry, Kababachir.com

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