Crise post-électorale: Un journaliste violenté par des hommes armés dans un « état critique »

Alors que les résultats des élections présidentielles qui donne Alpha Condé vainqueur, sont de plus en plus contestés par une grande partie de la population guinéenne, les violences post-électorales se poursuivent en Guinée. Des hommes armés continuent à semer des troubles dans certains quartiers de Conakry, notamment, ceux favorables à Cellou Dalein Diallo, finaliste de la présidentielle 2010, qui conteste toujours l’élection d’Alpha Condé à la tête du pays.

A ce jour, même les hommes des médias ne sont pas épargnés de cette crise post-électorale qui continue à faire des victimes.

Mercredi 1er décembre 2010, un responsable de média a été brutalisé à Kissosso dans la banlieue de Conakry par des hommes armés avant d’être conduit dans un lieu tenu secret. Selon un de ses proches, l’unique faute commise par notre confrère, Ibrahima Sory Diallo de Guinéetv1, est d’avoir filmé et diffusé des images sur des actes de tortures perpétrés par des hommes armés contre des pauvres citoyens, issus en majorité de l’ethnie peule, à la quelle appartient le leader de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo.

interrogé sur les circonstances de son arrestation, un voisin qui a préféré garder l’anonymat par peur des représailles, nous a décrit la scène en ces termes:

« Mon frère ce que j’ai vu aujourd’hui, m’inquiète! Ce que je peux vous dire, ce que l’heure est grave. Un journaliste voisin a été battu à mort devant tout le monde et ils ont terrorisé même les voisins. Moi personnellement, je ne sais pas si c’est un corps qu’ils ont envoyé ou bien un individu vivant, parce qu’il a été sérieusement torturé pour des raisons dont j’ignoré », explique notre interlocuteur.

Vingt quatre heures après, sa famille inquiète, dit ne pas avoir de nouvelle de lui et craint le sort de notre confrère, de même que ses collègues de service.

Joint au téléphone par notre rédaction jeudi matin, le Commandant Mamadou Alpha Barry, porte-parole de la Gendarmerie nationale, n’a pas voulu s’exprimer sur le sujet.

Toutefois, des ONG des défense des droits de l’homme et les associations de presse, (URTELGUI-AGEPI-AGUIPEL), s’insurgent contre ce qu’ils appellent « des actes de barbarie perpétrés par les forces de l’ordre contre les hommes des médias » et exigent sa libération sans délai.

Aux dernières nouvelles, des démarches sont entreprises auprès des autorités pour identifier le lieu de sa détention et exiger la libération du journaliste de Guineetv1.

Affaire à suivre…..

Idrissa Camara

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