Crise sociale: Le Médiateur de la République rencontre les syndicalistes

Alors que la grève entre dans sa troisième semaine, et les lignes n’ont toujours pas bougé, le Médiateur de la République a rencontre l’inter centrale syndicale ce lundi à la Bourse de travail.

Accompagné de la Présidente du Conseil Economique et Social, Hadja Rabiatou Sérah Diallo, Mohamed Said Fofana plaide pour une reprise du dialogue entre syndicat et gouvernement.

La démarche vise à désamorcer la crise en cherchant à rapprocher les positions.

Le Médiateur de la République livre le message de la délégation : « Notre avons un souci aujourd’hui c’est de plaider pour que chaque partie accepte de rencontrer l’autre, c’est-à-dire, un dialogue inclusif qui suppose que quelque soit les problèmes, quelque soit les points de vue et les divergences, on peut quand même être autour d’une table », plaide l’ancien Premier ministre d’Alpa Condé.

De son côté, Rabiatou Sérah Diallon, qui avait été à l’origine de la crise sociale le pays avait traversée en 2006 et 2007, abordera dans le même sens

« Nous voulons être des facilitateurs  pour rapprocher les uns et les autres pour que vous tous qui parlez au nom du peuple dans l’intérêt du peuple, pour ne pas que ceux qui veulent profiter de cette crise, parce qu’il y a des profiteurs de crises, parce que eux, ils se plaisent dans ça, eux, ils profitent sur le dos du peuple. Donc vous acceptez d’être autour d’une table pour discuter », a-t-elle conseillé.

En réponse, les syndicalistes qui dénoncent une violation du protocole d’accord de Février 2017, apportent quelques précisions sur cet échange ;

« Nous lui avons demandé de dire au gouvernement d’accepter de revenir sur le prix du carburant à la pompe, pour nous permettre d’être autour de la table de négociation. Nous ne sommes pas contre les négociations, mais la manière de faire ne nous a pas plu, et ce n’est pas ce qui était dans notre protocole d’accord. Il fallait inviter toutes les parties prenantes pour discuter et arrêter le prix du litre à la pompe. Nous avons été frustrés par cette mesure d’augmentation du prix du carburant à la pompe», explique Abdoulaye Camara,vice-président de la Commission nationale de négociation.

En attendant de voir les actions concrètes sur le terrain, la grève se poursuit et le gouvernement ne veut pas lâcher du leste.

Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

 

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