Culture de l’anacarde : Alpha Condé mise sur 200 mille ha!

« D’ici la fin août, nous atteindrons les 200 mille hectares. C’est-à-dire la Guinée arrivera d’ici fin 2018 à un million d’hectares d’anacarde. »

C’est l’une des annonces fortes faites par Alpha Condé la semaine dernière, avant son voyage chez Sassou N’guesso pour 24 heures. Inspiré par le modèle ivoirien, à travers l’implication, nous dit-on, de Sydia Touré, le président guinéen ne voit que l’anacarde. Il invite des experts étrangers, il les écoute, parfois sans la ministre de l’Agriculture avec qui il a des rapports bien difficiles, à cause notamment de sous dont la dilapidation par des jeunes RPGistes commis pour cela est cernée par Jacqueline Sultan. Alpha Condé fonce néanmoins. Pour lui, la Guinée n’avait plus de 150 mille ha d’anacarde. Seulement, voilà ! Entre juin et juillet, « Nous avons atteint 190 mille hectares », s’est notamment réjoui, Alpha Condé.

Problème : les paysans guinéens sont peu intéressés à la culture de l’anacarde. C’est pourquoi, au cours d’un conseil des ministres il a mis « un accent sur la nécessité d’inscrire la sensibilisation du monde rural à la culture de l’anacarde et du café à travers une communication ciblée et intense. » Il reste que le monde rural est peu intéressé. Pourtant, en Côte d’Ivoire, il y a peu, la production de l’anacarde ou noix de cajou a atteint plus de 700 000 tonnes, hissant le pays au rang de premier producteur mondial de cette spéculation. Ce résultat a été enregistré en deux ans d’actions et de gestes avisés du Président Ouattara. Cette vision de Ouattara a accéléré la transformation de la noix de cajou à travers la mise en place des unités de transformation. Conséquence : une amélioration du niveau de vie des producteurs grâce aux effets de la réforme.

Le défi est grand…

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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