Dabola: Les revenus d’un jeune handicapé cordonnier

Dans cette vie si dure, il y a quand même des handicapés physiques qui n’acceptent pas de vivre de la mendicité. C’est le cas du jeune Aly Camara, cordonnier et élève de son état. Il vit au fond de Babilya, quartier des chasseurs et guérisseurs traditionnels.

Né handicapé en 1998 et marié à une femme, Aly est piteusement installé sous le grand Hangar, au cœur marché de Dabola. A parti des peaux de bêtes, l’invalide après l’école, se rend à son atelier. Il est très doué dans la fabrique des tapettes, talons, repose-pieds, ceintures, sandales fermées, babouches et porte-monnaie.

Interrogé par notre reporter, le jeune Aly Camara qui a appris de 2009 à 2011, le métier de cordonnier par de son aventure:

« En cette période de soudure, je peux vendre par jour, 3 ou 4 paires de chaussures, à par des commandes. Mais si c’est au mois de Ramadan, je peux vendre jusqu’à dix (10) paires de chaussures. Ma recette mensuelle varie entre 300 et 400.000 GNF. C’est dans ça que j’achète les matériels du travail, entretiens ma petite famille et mes parents, tous agriculteurs. Avec son petit métier, on peut dignement vivre sans l’aide de quelqu’un. Depuis mon jeune âge, je n’ai pas aimé la mendicité… »

Par ailleurs, tout n’est pas rose chez le jeune handicapé élève en 9ème année. Il éprouve aussi des difficultés quant à l’obtention et le transport de matériels qui coutent chers du côté de Labé.

C’est dans ce sens qu’Aly sollicite l’apport des personnes de personnes de bonne volonté pour surmonter les épreuves de la vie en société et satisfaire ses clients en majorité femmes.

En clair, des handicapés courageux comme Aly, sont à assister et à soutenir pour plus de social et justice dans leur environnement.

Bref, ses produits sont admirés par des femmes et jeunes filles venant de Kankan, Faranah, N’zérékoré, Conakry, j’en passe.

Mamadouba Camara, correspondant Kababachir.com à Dabola

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