Dalein bloqué à Tokounou:  » je me demande si Kankan n’est pas de la Guinée » dixit le secrétaire fédéral de l’UFDG à Kankan


Le champion de l’opposition notamment de l’union des forces démocratiques de guinée(UFDG) El hadj Mamadou Cellou Dalein Diallo, qui était impatiemment attendu par ses milliers de militants dans la ville de Kankan ce dimanche 11 octobre 2020, a finalement vu son cortège empêcher à Tokounou, d’accéder à la capitale de la Haute de la Guinée pour battre campagne. Cette même journée, alors que ses militants étaient postés à la sortie de la ville en attendant la venue de leur leader, de violents affrontements ont éclaté entre eux et certains militants du parti au pouvoir, au cours desquels deux motos ont été incendiées.
Rencontré à son domicile ce Mercredi 14 octobre 2020,  le secrétaire fédéral de l’UFDG a donné sa lecture sur ces évènements. Antoine Dogbo Guilavogui, pose toutes les responsabilités sur le dos des autorités, regrette amèrement cette attitude des RPGistes vis à vis du cortège de Cellou Dalein Diallo:
« La violence a été préparée par les autorités de Kankan, parce qu’on a vu aucune intervention de la sécurité. En plus je me demande si Kankan n’est pas de la guinée, si Cellou ne doit pas venir ici. On a décréter officiellement que la campagne est déjà lancée, tous les coins doivent être disponible pour recevoir un leader, mais s’il y’a des lieux où on ne doit pas aller,  vraiment c’est regrettable. Même le président Lansana Conté qui n’était pas un universitaire ni un professeur, ne l’a pas fait, mais celui qui est le professeur de droit, c’est lui qui le fait. Ça serait le plus grand regret pour les guinéens d’avoir un président intellectuel de haut niveau, créé la zizanie dans son pays . »    
Poursuivant, le numéro 1 de l’union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) à Kankan, explique comment les affrontements ont eu lieu le jour où Dalein était attendu à Kankan:
« Ce jour là, nous avons quitter la ville pour venir regrouper les jeunes à la sortie,  parce qu’ils nous ont dit qu’on peut pas avoir la place d’indépendance, le stade, que c’est une place synthétique. Nous avons tout accepté, notre problème était que Cellou rentre par la route de Kissidougou. A quelques mètres de là-bas, où il devait logé mais ça n’a pas été  le cas. Aux environs de 11h, c’est un débarquement des jeunes du RPG habillés en jaune, ils étaient dans les pick-up et les minibus, armés jusqu’aux dents avec des armes blanches, des cailloux, des machettes, des caoutchoucs. Nous on n’était pas préparés pour ça, donc nos jeunes ont vraiment préféré de prendre la tangente, certains avant d’allumer leur moto, la pluie de cailloux avait déjà commencé, ils ont pris ces motos et les brulées. nos collègues étaient obligés de prendre la forêt, certains ne sont rentrés qu’à 21 h-22h, même notre directeur de campagne, on n’était obligé de passer par tous les moins pour qu’il rentre chez lui. » explique Antoine Dogbo Guilavogui Secrétaire fédéral de l’UFDG.
Ahmed Sékou Nabé, correspondant de Kababachir.com à Kankan.

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