Dalein Diallo, ‘’A kaafo, a kaakè’’ !

On ne lui a peut-être pas cru, comme il a habitué aux uns et aux autres, surtout au pouvoir, le compromis, cette option qui a toujours du mal à passer au sein de l’opposition en général et l’UFDG en particulier.

Mais, cette fois-ci, comme il l’a d’ailleurs alerté dans une de ses sorties médiatiques sur France24, une sortie appuyée par son parti, à travers Ousmane Gaoual Diallo, le leader de l’UFDG a bel et bien fait du ‘’A kaafo, a kaakè’’ : il a promis, il a réalisé ! « Malgré les graves anomalies qui ont entaché le bon déroulement du scrutin du 18 octobre et au vu des résultats sortis des urnes, je sors victorieux de cette élection dès le premier tour », lance-t-il. Par cette attitude quasi attendue, mais que le RPG daignait ignorer, Dalein change tout le jeu.

Il pousse le gouvernement à dénoncer« avec la plus grande fermeté un acte irresponsable, antidémocratique et anti républicain qui sape les rôles dévolus aux institutions de la République dans le processus électoral et dont le seul but est de semer la confusion, de manipuler l’opinion publique et d’attenter sérieusement à la paix sociale. » Car, « En agissant ainsi, en violation flagrante des règles qui encadrent le processus électoral guinéen et ce, malgré les mises en garde de la Communauté Internationale, le candidat de l’UFDG espère ainsi provoquer une situation de chaos généralisé aux conséquences dangereuses et imprévisibles. »

Auparavant, Fodé Oussou Fofana s’insurge contre la sortie de Damantang Camara : « Monsieur le Ministre, s’il est bien mentionné dans le code électoral que seules  la CENI ou la Cour constitutionnelle sont habilitées à proclamer les résultats, cependant aucune  disposition contenue dans le code électoral et dans d’autres législations ne réprime l’auteur de la publication des tendances issues des urnes. »

C’est dire que la paix est bel et bien menacée. En attendant, Conakry et environs jubilent et applaudissent le nouveau président autoproclamé. La panique s’empare du RPG au plus haut sommet. La pression monte sur la CENI et la Cour constitutionnelle. Les incertitudes s’ouvrent. Mais Dalein n’a fait qu’imiter Alpha Condé en 2010. Presque avec le même scénario. Avec une légère différence du contexte. Autant donc l’assumer.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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