Dalein vu par Kouyaté : « Un laudateur » !

Il n’a ni accords, ni deals, ni même alliance avec l’UFDG, mais, Lansana Kouyaté, en sa qualité de « citoyen libre qui constate », jette la tomate pourrie sur Dalein Diallo. Pour lui, le chef de file de l’opposition est tout simplement – tenez-vous – bien, « un laudateur ».

 

Ce seul qualificatif à l’endroit d’un chef de file de l’opposition en dit long sur les rapports orageux latents qui caractérisent désormais la relation Dalein-Kouyaté. Un laudateur ? Un terme absolument bas. Il veut dire : louangeur, courtisan, flatteur, flagorneur, etc. Le PEDN n’aura pas été tendre. Ce, depuis la poignée de mains entre Alpha Condé et son principal opposant. Pour Lansana Kouyaté, « Ce ralliement a  été trop rapide sinon brusque à tel point que ça donne le tournis à tout le monde. Ceux qui ont marché quelques jours avant où il y a eu un mort enregistré, ajouté  à plus de 60 morts par le passé lors de similaires manifestations pacifiques. »

 

Le président du PEDN rappelle :« A l’époque on allait même au cimetière de Bambéto, quand on finissait de prier sur les morts. Sur la route de Bambéto, la procession funéraire était  souvent attaquée entrainant d’autres blessés. » Puis, LK s’interroge : « Comment brusquement le président de l’UFDG peut dire qu’il faut faire confiance à celui qui a fait tout ça ? Pourquoi ? Qu’est-ce qu’ils se sont dit ? Sur quoi sont-ils tombés d’accord ? Ce n’est pas à moi de répondre à ces questions. » Enfin, le PEDN accuse dans la presse locale :« J’accuse le président de l’UFDG de m’avoir ainsi qu’à d’autres fait courir de tels risques et finir comme laudateur de celui qui était à nos yeux à tous comme coupable de ces drames. »

 

Une telle sortie médiatique orientée peut affaiblir voire briser une opposition, quelle que soit sa nature. En réglant ses comptes à Dalein, LK prouve qu’il n y a plus rien à espérer de cette opposition républicaine dont il n’a jamais appartenu, malgré l’insistance de certains ténors. Le PEDN est frustré, sonné, accablé. Le temps de la mise en cause est arrivé. Au risque de se voir effacer de la carte politique.

 

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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