Dalein salue un consensus obtenu avec le RPG

« L’opposition voulait une CENI technique, la mouvance ne voulait pas une CENI technique, et il fallait qu’on bouge et que la loi soit adoptée pendant cette période, parce qu’il y avait une urgence. Donc, je ne peux pas vous dire qu’on n’a pas fait des concessions, on en a fait, le pouvoir aussi a fait. »

C’est le chef de fil de l’opposition qui parle. Dalein Diallo, on le voit, salue un consensus arraché entre l’opposition qu’il incarne et le RPG, parti au pouvoir. Il s’exprimait ainsi autour de l’adoption de la nouvelle loi sur la Commission électorale nationale indépendante (CENI).Une des nombreuses exigences des opposants. Dans un entretien accordé à des confrères, le président de l’UFDG déclare : « D’abord, il faut dire, aucune loi ne passe sans les deux groupes parlementaires, aucune loi ne peut passer à l’Assemblée nationale sans le consensus entre le groupe parlementaire de l’UFDG et celui de la mouvance. Donc, toute loi qui passe, surtout les lois organiques en particulier, qui requièrent pour leur adoption les deux tiers des députés, il faut que l’Ufdg et le Rpg aient un consensus. Maintenant, c’est une loi qui ne vise pas une personne, un parti, un groupe de particuliers. »

Partant, et comme on le constate,« Le consensus s’est dégagé par rapport à un certain nombre de dispositions que les gens trouvent discriminatoires, (…) Ça peut être considéré comme discriminatoire, parce que tous les partis, nous avons près de 200 partis, si aujourd’hui vous avez 14 sièges pour les partis politiques, comment vous aller répartir, si ce n’est pas par le poids électoral ? » Dalein doit avoir la réponse. Lui a accepté le consensus polémique.

 

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

 

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