Damantang, du reniement la culpabilisation

A force d’infantiliser les Guinéens, surtout les nombreuses victimes des affres du régime, à force de tenter le reniement en tous lieux et en toutes circonstances, partout dans les innombrables et sordides exactions et autres bavures policières, surtout dans l’Axe, le ministre de la sécurité a fini par se mettre le doigt dans l’œil, se culpabiliser et afficher bonnement son aveu d’impuissance.

En effet, au cours d’une de ses récentes sorties, il déclare : « Il y a des civils qui, parfois, portent des uniformes militaires et tirent sur les populations, brulent des boutiques. » Cette seule déclaration aurait suffi pour dégommer Damantang Camara, car, il a prouvé que l’Etat, garant de sécurité civile n’est plus apte à faire face à ses obligations. Ni en période de crise et donc de maintien d’ordre, ni en temps normal avec la lutte contre le banditisme.

Ce que Damantang feint d’oublier, c’est que dans bien des circonstances, les policiers sont acteurs et/ou témoins des pillages de boutiques. Ils ont été aperçus avec des pickups chargeant des marchandises avec l’aide de loubards se réclamant du parti au pouvoir. Si ces policiers n’étaient pas complices, ils auraient arrêtés les pillards sans couleurs politiques, afin qu’ils répondent de leurs actes. Ce que Damantan feint aussi d’ignorer, souvent ce sont les policiers qui tirs pour disperser la foule, afin de faciliter le pillage par des jeunes qui sont à leur solde. Le mode opératoire est connu de toutes les victimes.

Pour bouter en touche cette réalité, le ministre s’en défend : « Tant qu’on n’aura pas de preuves, restons dans le cadre du doute et faisons le nécessaire pour apporter les preuves et aider à la manifestation de la vérité. »

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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