Damaro Camara chiffonne et crache sur la Constitution 


Soit il est imposteur. Soit il est opportuniste. Peut-être même les deux ! Il aura fallu en effet plus de cinq bonnes années au Parlement – alors qu’il était le patron de la majorité présidentielle, le RPG -, pour que Damaro Camara (encore lui), pour autant membre du CNT d’alors, crache aujourd’hui sur la Constitution, celle qui a prévalu à l’élection de son mentor, Alpha Condé.

C’est aujourd’hui, à la veille de la fin du mandat constitutionnel de l’opposant historique devenu despote que l’ancien député RPG s’est rendu compte des défaillances de la Constitution accouchée par le CNT dont il était membre sous RabiatouSérat Diallo. Damaro chiffonne le fondement même de la République, allant jusqu’à l’appeler un simple papier. Il va de soi. Imposture oblige !

Extrait : « La Guinée a été toujours à l’avant-garde du panafricanisme africain. Mais cette Constitution ne se réfère même pas à l’unité africaine dans aucune de ses dispositions. On s’en n’est pas préoccupé puisqu’on voulait avoir quelque chose pour que les militaires quittent la scène politique. Ce papier sorti n’a pas pu suivre la procédure normale. Cette Constitution, il est vrai qu’elle a permis d’installer une Assemblée nationale, elle a permis d’installer deux fois un président de la République, mais elle aura vécu. Pour les besoins de la Consolidation de la démocratie en Guinée, il nous faut quelque chose d’un peu plus », affirme le parlementaire chez nos confrères d’Africa Guinée.

Une telle sortie au moment même où des sirènes révisionnistes de font entendre de la façon la plus inopportune en dit long sur une certaine panique du parti au pouvoir déjà assuré de la désapprobation collective.

On a essayé en passant par des femmes manipulées, le 8 mars dernier. La démarche a créé une vive levée de boucliers. Les jours d’après, Domani Doré, Paul Moussa Diawara, Bouna Keita et tout le bataclan ont été hués au Palais du peuple par des jeunes venus – pas de Bambeto Cosa – mais de Kaloum, Dixinn, Matam. Cela est bien symptomatique.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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