Dansa Kourouma a-t-il demandé le départ du Premier ministre ?

C’est le résultat de la confusion qui a entouré les mouvements sociaux, syndicats d’un côté, société civile de l’autre et puis on parle d’un autre mouvement appelé ‘’Débout citoyen’’. Les Guinéens sont confus. Ils ne savent plus à quel mouvement se vouer. Cette situation profite par ailleurs au gouvernement. Une chienlit qui perturbe. C’est pourquoi, une menace lâchée par un syndicaliste a été attribuée à Dansa Kourouma.

En effet, au sein de l’opinion, c’est bien le patron de la Société civile qui a demandé le départ du premier ministre Kassory Fofana. «Toutes les options sont sur la table. C’est à dire, la grève perlée de 3 jours, la grève illimitée et la marche verte. Si le gouvernement Kassory ne comprend pas le cri du peuple, le peuple va être obligé de se défendre». Cette menace a été signée de Mamadou Mansaré (CNTG), suite à l’arrestation de syndicalistes. « S’ils sont maintenus là-bas, nous allons demander le départ du Premier ministre. Il est décidé, nous sommes décidés. A l’heure où nous parlons, seul le chef de l’Etat est dépositaire du mandat démocratique», lâchait-il.

Sans citer le nom de l’auteur de cette menace, Dansa Kourouma s’est juste contenté de recadrer dans la presse locale : «C’est une mobilisation spontanée des acteurs sociaux pour le respect de la justice sociale en Guinée, donc l’objectif est unique, c’est le carburant et c’est un mouvement citoyen et apolitique qui n’est pas dirigé par une plateforme mais qui est un cadre de rencontre entre les plateformes et certains citoyens sur la réduction du prix du carburant. Alors, il n’y a aucune visée politique derrière et le départ du gouvernement n’a jamais été une revendication des forces sociales. »

 C’est vrai que Dansa Kourouma prend Kassory avec beaucoup de prudence : « Je suis animé d’un optimisme prudent, quand je sais que Kassory a de grandes qualités personnelles, mais aussi un lourd préjugé qu’il traîne derrière lui en relation avec sa gestion dans le régime de Lansana Conté. Penser qu’en deux ans de ce mandat, il soit capable, comme un magicien, de créer la prospérité que le peuple attend depuis 50 ans, cette illusion populaire ou populiste est un obstacle que Kassory doit pouvoir lever par une communication et des mesures qui rassurent tout en étant en parfaite relation avec les partenaires sociaux. »

 

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

 

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