Dansa Kourouma ne marchera pas : que cache ce désistement ?

Ce jeudi, les Forces sociales de Guinée avaient menacé de marcher, en dépit tout. Seulement, vu le dispositif sécuritaire impressionnant, notamment à la terrasse du stade du 28 septembre, l’absence de certains grands leaders comme Dansa Kourouma et la folle pluie qui s’est abattue sur la capitale semblent avoir eu raison des marcheurs. Conséquence, la ville est restée vivante et tout a bien fonctionné. Seule intrigue : Dansa Kourouma ne marchera pas ces jours-ci. Mais  que cache ce désistement ?

Cette question est sur les lèvres de biens d’observateurs. Les arguments avancés par le président du CNOSCG ne semblent point rassurer :« D’abord je vous informe que nous n’avons pas encore pu nous rétablir du gaz lacrymogène de l’autre jour. Moi, je suis presque alité et je viens de l’hôpital comme ça pour des soins. Hier, je n’ai pas suivi les réunions des forces sociales donc je ne sais pas ce qui a été décidé. J’ai appris que les confrères qui sont mobilisés, qu’ils veulent braver l’interdiction donc j’ai des éléments qui sont parmi eux. Pour le moment moi personnellement, je ne suis pas en position de marcher, je ne peux pas vous mentir parce que, je viens du laboratoire pour des prélèvements mais je suis très malade », s’est-il justifié chez des confrères. Pendant ce temps, des langues se délient pour dénoncer des dessous de tables pour tuer l’ardeur des marcheurs.

Cette accusation intervient au moment même où le même Dansa Kourouma appelait à changer de fusil d’épaule : « Nous devons changer de stratégie. Avec le Médiateur, nous avons convenu de recommencer le dialogue avec les autorités. Ce qui n’a rien à voir avec le mot d’ordre qui est lancé. Même s’il doit y avoir du dialogue, c’est au tour de nos exigences, c’est de ramener le prix à 8.000, c’est là l’exigence fondamentale. Mais pour l’obtenir, il faut qu’on s’asseye pour parler. On ne peut pas l’obtenir en étant dans la rue. Le dialogue est nécessaire. »

C’est donc somme toute un désistement qui intrigue. De quoi faire dire à certains que les marches et autres actions de pression sont désormais vouées à l’échec.

 

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

 

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