Dansa, pas sur la même longueur d’ondes que Doumbouya !

« Je vous le dis et je réaffirme que cette transition n’est pas une transition politique. Elle n’est pas politique du tout, les politiques qui se sentent menacés ou qui pensent qu’ils sont la cible de la transition, qu’ils se détrompent. Parce qu’en réalité, elle est sociale. C’est pour donner aux femmes et aux jeunes l’espace politique, l’espace social et l’espace économique nécessaires pour tirer le pays vers l’avant. »

Dansa Kourouma, par cette sortie affiche carrément sa position de rameur à contre-courant de la transition. Soit il est de mauvaise foi, soit il veut induire davantage Mamadi Doumbouya dans l’erreur. En effet, celui-ci est on ne peut plus clair, à sa prestation de serment en ce 1er octobre 2020 : « En effet, comme vous le savez, la Guinée a connu, depuis le 5 septembre 2021, un changement politique suite à la prise de pouvoir par l’armée. Ceci est consécutif à une longue crise socio-politique et économique à laquelle le pays était confronté », déclarait le chef de la junte avant d’ajouter, pour la gouverne de Dansa Kourouma : «  Lors de ma première adresse à la Nation, j’ai largement expliqué à l’opinion publique nationale et internationale les motifs à l’origine du changement intervenu et décliné en même temps les axes prioritaires que le Comité Nationale du Rassemblement pour le Développement s’est fixé dans sa mission de rassemblement du pays. »

Et comme si cela ne suffisait pas Doumbouya rappelait : « Aujourd’hui, je souhaiterais vivement insister sur le fait que c’est dans le souci de conjurer une crise politique majeure qui a fortement ébranlé la cohésion nationale et déchiré le tissu social, que les forces de défense et de sécurité ont pris les rênes du pays. » C’est dire que cette transition est bel et bien politique. Que Dansa l’apprenne à ses dépens !

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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