De nouvelles condamnations dans les procès des personnes arrêtées pendant les manifestations à Conakry

Les procès des personnes arrêtées pendant et après les récentes manifestations de l’opposition républicaine se poursuivent devant les tribunaux de Conakry. Ce lundi, plusieurs d’entre elles ont été condamnées par le Tribunal de première instance de Mafanco à des peines de prison ferme, a-t-on appris de sources proches de l’opposition.

Parmi les condamnés figurent trois militants du Parti de l’espoir pour le développement national (Pedn) de l’ex-Premier Ministre guinéen, Lansana kouyaté. Tous ont été condamnés à quatre mois de prison ferme. Un autre accusé (un militant de l’UFDG) a été libéré.

La semaine dernière, d’autres personnes avaient été fixées sur leur sort. Supposés militants de l’opposition guinéenne, ils étaient poursuivis pour attroupement illégal sur la voie publique (aucune des dernières manifestations n’avait pas été autorisée par les autorités locales, NDLR) et destruction des biens de l’État. Des condamnations ainsi que des acquittements avaient été prononcés.

Devant les juges, ils ont réfuté en bloc ces accusations, assurant avoir été arrêtés pour les uns à leur domicile et au retour de leur  travail pour les autres. L’opposition, qui dénonce une parodie de justice et une justice à deux vitesses déplorant qu’aucun des meurtriers de ses soixante militants (tombés sous les balles des forces de l’ordre) au cours des tensions politiques de ces quatre dernières années n’ait été identifié en vue d’un procès équitable, promet de maintenir la pression jusqu’à la libération de tous les militants arrêtés. Elle annonce par ailleurs que ces lourdes peines ne la feront pas reculer dans le combat qu’elle mène pour l’avènement de la vraie démocratie en Guinée.

Thierno Diallo, pour Kababachir.com

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