Dégradation poussée de nos routes : Les inquiétudes d’Aboubacar Sylla

Visite d’Alpha Condé à Kindia,  élections locales, dégradation poussée de nos routes : C’est le menu de l’assemblée générale hebdomadaire de l’Union des Forces du Changement (UFC) du samedi 24 décembre 2016.

Selon Aboubacar Sylla, qui préside la destinée de cette formation politique de l’opposition guinéenne, l’état de nos routes suscite aujourd’hui des inquiétudes, au regard non seulement de l’ampleur de la dégradation, mais aussi et surtout du budget alloué aux travaux publics pour l’année 2017.

« Moi, je suis  inquiet de cette dégradation de nos routes. Je suis député à l’Assemblée nationale. Pourquoi je suis inquiet ? Parce que j’ai vu dans le budget du ministère des Travaux publics, il y a une réduction drastique des allocations qui sont faites à ce département par rapport à l’année dernière, alors que nos routes ont atteint un niveau de dégradation historique. Jamais, on n’a atteint ce niveau de dégradation. Jamais nos routes, n’ont été défoncées  comme ça, aussi bien que les routes interurbaines, que les routes urbaines. Avec ça, on réduit de façon significative le budget de ce ministère. Cela m’inquiète », déplore le porte-parole de l’opposition au micro de Guineematin.com.

Mais ce n’est pas tout ! Les ‘’fausses promesses’’ du Chef de l’Etat lors de sa visite à Kindia ne laissent pas indifférent le député de l’UFDG

Pour Aboubacar Sylla, le président Alpha Condé est devenu un marchant d’illusions, parce que, poursuit le député, il continue à faire des effets d’annonces, avec des projets virtuels.

« Vous imaginez un emprunt de 500 milliards de francs guinéens. Le temps de lancer cet emprunt, que tout le monde souscrive, que l’argent soit mobilisé, que le marché soit conclu avec les souscrits, on serait déjà à l’hivernage prochaine. Et, là, on nous dira qu’on ne peut pas réparer les routes en période hivernale, il faut attendre encore la saison sèche. Donc, tout ça, le président de la République est devenu un grand marchand d’illusions. Il adore se lancer dans  l’abstrait et dans la description des projets virtuels ; et, cela est devenu son occupation favorite », fait remarquer le député qui s’insurge contre cette situation.

Mariam Diallo, www.kababachir.com

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