Démagogie politique : Damantang pique le virus!

Est-on vraiment obligé – fût on porte-parole du gouvernement – de verser dans la démagogie et le mensonge pour exister, jouir de l’unanimité des siens ? Cette question, Damantang Camara devrait se la poser, même si, conscient qu’il est en sursis depuis le limogeage des frères Kourouma de la Fonction publique et du Pré universitaire, alors que lui-même est ministre du Travail donc, épine dorsale des négociations syndicales.

Certes protégé par Alpha Condé mais égratigné par Tibou Kamara, mettant en doute le manque de communication suffisante du gouvernement, Damantang le sait qu’il est sur un fauteuil éjectable. Il est donc opportun, estime-t-il de verser dans la démagogie et le mensonge pour échapper à la sortie. C’est ainsi que le samedi dernier, il a tenté de se muer en avocat du diable, vantant « la démonstration de l’engagement du président Alpha Condé à sécuriser nos recettes. (…) aucun gouvernement n’a fait ce que le président Alpha Condé est en train de faire pour sécuriser les recettes de l’Etat. »

Mais pour quelle fin ? Damantang ne répond pas. Mais, déclare que c’est pour les caisses de l’Etat pour servir la population. » Le pouvoir et le militantisme aveuglent. Damantangsait-il que les Guinéens n’ont jamais été autant abusés et désabusés, frappés de plein fouet par une précarité sans nom ? Ne sait-il pas que son mentor lui-même a dénoncé la corruption, « les gueulards et opportunistes » de son gouvernement ? Où était Damantang lorsque le président dénonçait toutes ces tares ?

« Servir la population ? » Ce bout de phrase de la bouche d’un ministre en qui de nombreux jeunes renvoient l’image d’un homme modèle déçoit. Servir la population, c’est lui assurer les services sociaux de base, c’est de lui garantir la sécurité, c’est de lui donner des infrastructures adéquates ; c’est de lui assurer un enseignement de qualité, etc. Damantang Camara est-il sûr que tout cela est fait ? Honte à cet autre ministre qui pique le virus du mensonge et de la démagogie !

 

Jeanne Fofana, Kababachir.com

 

 

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