Départ à l’UFDG : Saliou Bela rumine toujours…

« On m’a chassé de l’UFDG.» C’est la phrase qui revenait sans cesse dans les déclarations de Saliou Béla Diallo, alors qu’il était l’invité d’une radio locale, le vendredi matin, à Conakry.

Ce bout de phrase suffit pour mesurer la rancœur de ce médecin, ancien cadre de l’UFDG qui s’est fait recevoir sans aval de son parti. Parti par la pointe des pieds au RPG, l’homme est réduit au statut de porte-parole de la mouvance. Comme si, cette mouvance n’a pas de cellule de communication. En lieu et place, il aura lutté pour se faire une place au Parlement pour mieux se trouver du ‘’AFIA’’. Le temps de l’user et de sceller son sort. Peut-être par un honteux poste s’il n’est pas tout simplement mis en mal avec ses propres membres de famille politique. Mais pour l’instant, Saliou Béla est aveuglé.

Il rêvait secrètement de se venger d’un parti auquel il a appartenu mais qui a fini par lui remonter les  bretelles à cause des fautes politiques avérées. Saliou Béla dit qu’il est fier que son parti fasse partie de « ceux qui ont le plus mouillé le maillot lors de la campagne présidentielle de 2015 pour le Pr Alpha Condé. Il parait clair donc que notre alliance, depuis que j’ai rejoint la mouvance en quittant l’UFDG, n’était pas hypocrite, ni louche, mais sincère, car on a toujours travaillé dans ce sens. Ainsi il revient à celui pour qui on a mouillé le maillot de nous confier telle ou telle place. Et nous ne sommes pas déçus du tout. »

Il n’empêche qu’il rumine et envoie des pics ouvertement à l’UFDG et à son président. Il dit être chassé du parti, malgré les engagements pris par Dalein auprès des sages et notabilités de Labé, au lendemain de l’audience accordée par Alpha Condé.

A l’issue de la médiation, en famille, à Labé, Saliou Béla Diallo rappelle que Dalein avait exigé des préalables : excuses publiques, règlement à l’amiable, etc. Mais, regrette-t-il, il n’a rien fait pour que ça marche. Sans trop de détails. Saliou Béla migre donc au RPG avec son parti AFIA qui tarde plus deux ans après sa création de prendre forme, même à Dionfo, village natale du président du parti. De quoi opter pour la compromission…

 

Jeanne Fofana, Kababachir.com

 

 

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