DETENTE POLITIQUE : les mises en gardes font-elles mouche ?

Passé l’étape de l’émotion, la raison reviendrait-elle au sein de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) au sujet de la nouvelle donne politique du pays ? C’est bien ce que l’on pourrait croire avec certaines des déclarations faites ces derniers jours par différents responsables du parti.

Alors qu’ils en étaient à une célébration de la main tenue du président Alpha Condé, ils commencent à nuancer l’enthousiasme, avec des précisions appuyées sur les conditions dans lesquelles le consensus pourrait s’instaurer. Ce qui semble être une des conséquences des premières mises en garde qui viennent aussi bien de la presse que de simples observateurs qui n’hésitent à marquer leur scepticisme via leurs publications sur les réseaux sociaux.

Ainsi, Cellou Dalein Diallo en personne, de Labé où il se trouve pour l’inhumation de son frère, a précisé que l’entente entre lui et le chef de l’Etat dépendra du respect des engagements par le premier. Cela dépendra également, selon lui, de l’instauration de la justice par le régime en place. Un clin d’œil aux victimes (blessés, tués ou interpellés) des différentes répressions auxquelles les autorités se sont livrées au gré des différentes manifestations convoquées par l’opposition en général et l’UFDG en particulier.

Dans la même veine, Aliou Condé, le secrétaire général de l’UFDG exclut toute participation de son parti à un gouvernement d’union nationale. Enfin, Dr. Bano Sow qui a présidé l’Assemblée générale hebdomadaire de ce samedi 10 septembre, a assuré que ce n’est pas parce que Cellou Dalein Diallo et Alpha Condé se sont rencontrés que l’opposition renoncerait à exercer son droit de critique de l’action gouvernementale.

Anna Diakité, www.kababachir.com  

 

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