Dette intérieure :Maldo Kaba met à nue le rapport d’audit

Malado Kaba, ministre de l’Economie et des Financesrevient sur le rapport d’audit axé sur la dette intérieure et l’état d’avancement des travaux du Comité d’apurement de la dette intérieure (CODI). Cette sortie de la ministre avait multiples objectifs.

Ces objectifs sont liés entre autres : les conclusions du Département sur le processus relatif à l’audit de la dette intérieure, à l’exclusion des créances de la BCRG et des banques commerciales ; l’état d’avancement des travaux du CODI mis en place en 2016 pour proposer les modalités d’apurement. Faut-il rappeler que l’objectif de cet audit est selon Malado Kaba, d’assainir les relations financières entre l’Etat et le secteur privé afin de procurer à ce dernier, les ressources nécessaires à son développement.

Ledit audit « a porté principalement sur les transactions économiques au titre d’acquisition de biens et services et réalisation de travaux sur la base de contrats ou de simples factures pour le compte de l’Etat en attente de paiement. A ce jour, de nombreux dossiers ont fait l’objet de décisions de justice rendues par nos juridictions nationales ». Selon le porte-parole du gouvernement, « Sur une dette totale pré-identifiée par la Direction Nationale de la Dette de GNF 28 149 milliards, l’audit à l’issue de sa mission a ramené ce montant à GNF 2 194 milliards.  L’écart entre le montant initial de dossiers pré-identifiés et ceux retenus pour l’audit s’explique entre autres par : les dossiers non transmis par les structures concernées (ministères et directions) ; les erreurs de calculs ; etc.

De la genèse de la dette…

Pour MaldoKaba, cette dette est concentrée sur la dette commerciale née des marchés de travaux publics, des fournitures et prestations de services (86% des titres traités et 48% en valeur) et la dette résultant d’obligations financières suite à des condamnations judiciaires de l’Etat (8% des titres traités et 34% en valeur).  Les deux autres catégories de dettes les plus importantes sont les dettes relatives à des dépenses engagées par d’autres entités que l’Etat (SOTELGUI, BCRG, Communes, etc. :1% des titres traités et 7% en valeur) et le contentieux constituant un risque d’endettement pour l’Etat (2% des titres et 6% en valeur).

De toute évidence, « Sur un total d’arriérés de 2 193,541 milliards, le travail de validation des titres a été chiffré pour cinq catégories de dettes (loyer, indemnisation, contentieux, décision de justice, autres dettes), à 791,684 milliards, soit 36,1%. Le rapport indique que des créances invalidées peuvent être validées à la suite de rencontres avec les créanciers et/ou de contrôles effectués par l’administration. » L’apurement de la dette intérieure est un long chemin semé d’embûches, surtout que les réels loups se trouvent dans le système.

 

Jeanne Fofana, Kababachir.com

 

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