Dialogue politique en Guinée: L’opposition pose des conditions de sa participation

 Alors qu’elle projette un meeting géant le 07 janvier prochain au stade du 28 septembre à Conakry pour exiger des conditions de transparence du processus électoral devant aboutir à la tenue des élections locales et présidentielles en 2015, l’opposition guinéenne réaffirme sa volonté à participer à tout dialogue politique susceptible de déboucher sur une amélioration de la gouvernance politique et une meilleure qualification du processus électoral, mais pose des conditions de sa participation.

En réponse au courrier du ministre de la Justice, qui présidait jusque-là le dialogue politique inter guinéen, l’opposition républicaine exprime sa vive préoccupation et propose un nouvel ordre de jour.

Lisez plutôt la déclaration de l’opposition républicaine

« L’opposition républicaine confirme sa volonté de dialogue pour autant qu’un tel exercice puisse servir à l’atteinte effective des objectifs de décrispation du climat politique par une meilleure transparence du processus électoral et un respect des lois et des principes démocratiques.
Nous sommes donc favorables à la réouverture du dialogue politique qui n’avait pas pu être conduit à son terme au mois de juillet dernier en raison du refus par la mouvance présidentielle de signer un relevé de conclusions reflétant fidèlement le consensus contenu.
En raison de l’évolution de la situation politique et compte tenu des activités menées par la CENI ces derniers mois, nous estimons que l’ordre du jour proposé dans votre courrier ne couvre pas la totalité des préoccupations exprimées par l’opposition.
Aussi vous proposons-nous l’ordre du jour suivant qui nous semble plus adapté à la conjoncture politique actuelle :
L’évaluation du travail de la CENI depuis l’interruption du dialogue en juillet 2014 ;
la reforme de la CENI ;
le fichier électoral ;
le calendrier électoral (élections communales et présidentielles) ;
la mise en place des institutions constitutionnelles ;
la reprise du recensement général de la population et de l’habitat ;
le respect du principe constitutionnel de neutralité du service public ;
les enquêtes et les poursuites judiciaires relatives aux violences qui ont marqué les manifestations de l’opposition ;
l’indemnisation des victimes des manifestations politiques liées à l’organisation des élections législatives du 28 septembre 2013 ;
les organes de surveillance du processus de dialogue (comité de suivi et comité de veille).
Par ailleurs, afin d’éviter la réédition du blocage enregistré en juillet 2014, nous suggérons que la présidence du prochain cadre du dialogue soit assuré par les deux facilitateurs nationaux et non par le gouvernement et que des membres de la communauté internationale représentés à Conakry soient invités à assister aux discussions. »
Aussitôt que ces conditions réunies, l’opposition républicaine sera disposées à participer sans délai à tout dialog

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