Dialogue social avec Kassory : sitôt évoquée, la machine se grippe

C’est aujourd’hui, enfin que le Premier ministre est entré en contact avec les leaders syndicaux. Pas pour égrener des solutions, mais pour user de la langue de bois. Et, accuser les anciens gouvernants de mal gestion. On a vu un Don Kass dépité, désorienté et submergé par une double crise sociale et politique. On comprend donc que sitôt évoqué dans le discours de politique générale, le dialogue social se grippe.

Pourtant« le dialogue social me tient à cœur et combien il me parait essentiel dans la période actuelle. Car, si les intérêts des différents acteurs peuvent être divergents, seul le dialogue social et politique reste le cadre de concertation pour assurer une bonne gouvernance visant à promouvoir la justice sociale, les relations professionnelles équitables, le développement durable et la quiétude sociale », déclarait le nouveau Premier ministre, alors enthousiaste. Comme vous le savez, ajoute Don Kass, « notre Constitution en son article 58 alinéa 3, confère au Premier Ministre Chef du gouvernement la responsabilité de la promotion du dialogue social. Il doit veiller à l’application des accords avec les partenaires sociaux et les partis politiques, je m’y engage. »

A ce titre, « je poursuivrai le dialogue entrepris avec les partis politiques et les partenaires sociaux, car ceci me semble être la condition essentielle pour la réussite de la politique économique et sociale à mener. »

Après tout, « Il n’y a pas de développement sans paix. C’est pourquoi, honorables députés, je vous tends une main fraternelle pour accompagner le gouvernement dans ses efforts de construction d’une Guinée unie dans la paix, forte dans la synergie entre les institutions républicaines et prospère dans la conduite de sa politique économique et sociale. » En attendant, on assiste à un départ compliqué, poussif et inquiétant du bateau Kass.

 

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

 

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